Please enable JavaScript
Informations sur l'acné.

Tout savoir sur l'acné.

Souvent associée à l’adolescence, l’acné peut persister ou apparaître à l’âge adulte. Elle repose sur un déséquilibre du follicule pilo-sébacé, influencé par des facteurs hormonaux, microbiens et inflammatoires, et se traduit par l'apparition de boutons à la surface de la peau. Pourquoi l'acné apparaît-elle ? Comment évolue-t-elle et que faire pour la faire disparaître ? Faites le point dans cet article sur cette maladie de peau.

Publié le 24 mars 2021, mis à jour le 2 avril 2026, par Maylis, Ingénieure chimiste — 18 min de lecture

L'essentiel à retenir sur l'acné.

  • L’acné est une maladie inflammatoire chronique du follicule pilo-sébacé, et non une simple problématique esthétique.

  • L'acné repose sur plusieurs mécanismes combinés : excès de sébum, hyperkératinisation, déséquilibre du microbiome et inflammation.

  • L'acné peut toucher les adolescents comme les adultes, avec des formes cliniques variables selon les individus.

  • L’acné évolue en plusieurs étapes, des comédons aux lésions inflammatoires, pouvant laisser des cicatrices.

  • Une prise en charge précoce est essentielle pour limiter les séquelles, notamment les cicatrices et les troubles pigmentaires.

  • Les traitements sont adaptés au cas par cas par un dermatologue : traitements topiques, traitements oraux ou isotrétinoïne selon la sévérité.

  • Les solutions cosmétiques peuvent accompagner la prise en charge, mais ne suffisent pas en cas d’acné avérée.

  • Les approches complémentaires (lasers, LED, PDT) peuvent être proposées dans certains cas, mais toujours sous supervision médicale.

  • La régularité du traitement et le suivi médical sont essentiels pour obtenir des résultats durables et limiter les rechutes.

4 minutes pour comprendre votre peau. Notre diagnostic dermatologique vous guide vers les soins adaptés à vos besoins spécifiques. Simple, rapide et personnalisé.

L'acné, un fardeau très répandu.

Premier motif de consultation chez le dermatologue, l'acné peut entraîner un manque de confiance en soi et une véritable souffrance psychologique.

80-90%

des adolescents et des jeunes adultes entre 12 et 20 ans souffrent d'acné.

≈ 40%

des adultes de plus de 25 ans sont atteints d'acné.

Cette maladie de peau fréquente (car il s'agit bien d'une maladie de peau, et non d'une simple préoccupation esthétique), se manifeste par une production excessive de sébum, une altération du renouvellement cellulaire et l’apparition de lésions visibles, pouvant être inflammatoires ou non. Si elle est souvent associée à l’adolescence, l’acné concerne en réalité une population bien plus large. Sa prévalence chez la femme adulte a notamment augmenté ces dernières années, avec des estimations variant entre 12% et 54% selon les études. Dans ce contexte, l’acné peut correspondre à une persistance de formes adolescentes ou apparaître plus tardivement, même en l’absence d’antécédents.

Chez la femme adulte, l’acné présente des caractéristiques cliniques spécifiques. Elle touche surtout le bas du visage, avec une prédominance de lésions inflammatoires, et évolue souvent en lien avec les fluctuations hormonales du cycle menstruel, avec une aggravation fréquente en période prémenstruelle. Au-delà du visage, l’acné peut également affecter le tronc, notamment le dos, la poitrine, les épaules, le haut des bras et la nuque, avec des mécanismes similaires, mais aggravés par des facteurs mécaniques comme la transpiration, l’occlusion ou les frottements liés aux vêtements.

L'acné du tronc est fréquente, mais souvent sous-estimée : plus de la moitié des personnes présentant de l’acné faciale en ont aussi sur le corps.

Elle peut être associée à des formes plus sévères, qui laissent davantage de séquelles, telles que des cicatrices atrophiques ou hypertrophiques, ainsi que des troubles pigmentaires, comme un érythème post-inflammatoire ou une hyperpigmentation post-inflammatoire, selon le phototype. Au-delà des manifestations cutanées, l’impact sur la qualité de vie est important. La visibilité des lésions, notamment sur des zones exposées, peut entraîner une gêne sociale et influencer certaines activités du quotidien, comme le choix des vêtements ou la participation à des activités sociales ou sportives.

Quelles sont les causes de l'acné ?

L’acné est une dermatose inflammatoire chronique qui prend sa source dans le follicule pilo-sébacé.

L’un des mécanismes clés est l’hyperkératinisation folliculaire : les kératinocytes prolifèrent de manière excessive et deviennent plus adhérents, ce qui entrave leur élimination et conduit à l’obstruction du follicule pileux. Ce phénomène favorise la formation d’un bouchon au niveau du pore, à l’origine des comédons. En parallèle, les personnes souffrant d'acné ont souvent une production de sébum augmentée, c'est-à-dire une hyperséborrhée, et sa composition est généralement altérée — un phénomène qualifié de dysséborrhée, avec une hausse du squalène et des acides gras libres et une diminution de l'acide linoléique. Ce sébum plus visqueux s’écoule difficilement, contribuant à l’obstruction folliculaire et à l’inflammation locale. À cela s’ajoute un déséquilibre du microbiome cutané, marqué par une perte de diversité des sous-types de Cutibacterium acnes et une prédominance de certaines souches pro-inflammatoires, comme le phylotype IA1.

D’autres facteurs internes participent à l’apparition de l’acné. Les hormones, en particulier les androgènes, stimulent l’activité des glandes sébacées et favorisent la production de sébum. Des médiateurs comme l’IGF-1, dont les niveaux augmentent notamment pendant la puberté, pourraient également jouer un rôle en stimulant la lipogenèse. Par ailleurs, la substance P, libérée en période de stress, est impliquée dans la stimulation des sébocytes. L’acné est aussi associée à une altération de la barrière cutanée, avec une augmentation de la perte insensible en eau, traduisant une peau plus perméable et souvent plus réactive. Enfin, la génétique constitue un facteur de susceptibilité important : les antécédents familiaux augmentent le risque de développer une acné, parfois plus sévère.

À ces facteurs intrinsèques s’ajoutent des facteurs extrinsèques susceptibles d’aggraver les lésions. La pollution, par exemple, est génératrice de stress oxydatif, qui favorise l’inflammation cutanée. Les rayons UV peuvent donner une impression d’amélioration transitoire en asséchant certaines lésions, mais ils participent en réalité à l’inflammation et à l’altération de la barrière cutanée. Le rôle de l’alimentation reste débattu, mais certains travaux suggèrent un lien entre la consommation d'aliments gras et sucrés et une aggravation de l'acné.

La physiopathologie de l'acné.

La physiopathologie de l'acné.

Source : ZOUBOULIS C. & al. Endocrinology and immunology of acne: Two sides of the same coin. Experimental Dermatology (2020).

Comment l'acné évolue-t-elle ?

L’acné est une maladie évolutive, qui se développe en plusieurs étapes successives au sein du follicule pilo-sébacé. Elle débute généralement par une phase de séborrhée, correspondant à une production excessive de sébum. La peau apparaît alors plus grasse, brillante, avec des pores dilatés, en particulier sur la zone T du visage, c'est-à-dire au niveau du front, du nez et du menton. Cet excès de sébum s’accompagne rapidement de la formation de comédons, résultant de l’accumulation de kératinocytes et de lipides dans le follicule. À ce stade, certaines bactéries comme Cutibacterium acnes trouvent un environnement favorable à leur prolifération, préparant l’installation de la phase inflammatoire.

La pathogenèse de l'acné.

La pathogenèse de l'acné.

Source : BENSON H. & al. Targeted topical delivery of retinoids in the management of acne vulgaris: Current formulations and novel delivery systems. Pharmaceutics (2019).

Les premières lésions visibles de l'acné sont les comédons, qui peuvent être ouverts ou fermés.

Le comédon ouvert, ou point noir, correspond à un mélange de sébum et de cellules kératinisées exposé à l’air, dont la couleur sombre résulte de l’oxydation des lipides et de la présence de mélanine. Le comédon fermé, ou point blanc, se caractérise quant à lui par une obstruction complète du pore, empêchant l’évacuation du sébum et formant une petite surélévation pâle. Ces lésions non inflammatoires constituent souvent le point de départ de l’acné, qui peut ensuite s'aggraver, en particulier lorsque la prolifération bactérienne s’intensifie.

La phase inflammatoire débute lorsque la multiplication de C. acnes au sein du follicule entraîne la libération de médiateurs pro-inflammatoires. Apparaissent alors différentes lésions inflammatoires. Les papules sont des boutons rouges, fermes et parfois douloureux, qui traduisent une inflammation superficielle du follicule. Elles peuvent évoluer en pustules, caractérisées par la présence de pus visible à leur sommet. Lorsque l’inflammation s’étend en profondeur, elle peut donner lieu à des nodules, des lésions plus volumineuses, qui peuvent former un abcès. Dans certains cas, des kystes peuvent se former : il s’agit de lésions encapsulées, souvent persistantes, caractéristiques des formes sévères d’acné nodulo-kystique.

Les différentes lésions d'acné.

Les différentes lésions d'acné.

Source : NGUYEN P. & al. ACNE8M - An acnes detection and differential diagnosis system using AI technologies. Science and Technology Development Journal (2024).

Les cicatrices constituent la principale complication de l’acné. Le risque d'en développer augmente lorsque les lésions sont profondes, inflammatoires ou manipulées. Elles peuvent être initialement rouges ou pigmentées, puis évoluer vers des formes permanentes. Les cicatrices les plus fréquentes sont atrophiques, formant des creux dans la peau, mais certaines personnes peuvent développer des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes.

Une prise en charge précoce de l'acné diminue les risques de cicatrices.

Les différents types de cicatrices d'acné.

Les différents types de cicatrices d'acné.

Source : SHAH A. & al. ScarNet: Development and validation of a novel deep CNN model for acne scar classification with a new dataset. IEEE Access (2021).

Comment venir à bout de l'acné ?

Le premier réflexe à avoir en cas d'acné est de consulter un dermatologue.

Rappelons en effet que l’acné est une pathologie inflammatoire chronique, et non une simple problématique esthétique. Si des solutions dermocosmétiques ou nutriceutiques peuvent être utiles en cas d’imperfections isolées, elles restent insuffisantes pour prendre en charge une véritable acné. Dans ce cas, un traitement médical est nécessaire pour agir sur les différents mécanismes impliqués et limiter le risque de cicatrices. Une prise en charge précoce permet également d’éviter l’installation de lésions persistantes ou récurrentes.

Le dermatologue adapte le traitement au cas par cas, en tenant compte de plusieurs critères : l’âge du patient, l’ancienneté de la maladie, le type d’acné et sa sévérité, souvent évaluée à l’aide de l’échelle GEA, de 0 à 5, son impact sur la qualité de vie, ainsi que les traitements déjà utilisés. En fonction de ces éléments, trois grandes stratégies thérapeutiques peuvent être proposées : un traitement local seul, un traitement combiné associant soins topiques et traitement oral, ou un traitement systémique par isotrétinoïne. Une fois l’acné contrôlée, un traitement d’entretien est généralement recommandé afin de limiter les rechutes.

Les traitements locaux de l'acné, souvent prescrits en première intention.

Les traitements locaux constituent généralement la première ligne de prise en charge, notamment pour les formes légères à modérées d'acné. Parmi les actifs les plus utilisés figurent les rétinoïdes, comme la trétinoïne ou l’adapalène, et le peroxyde de benzoyle. Les rétinoïdes agissent en normalisant la kératinisation et en limitant l’obstruction des follicules, tout en ayant une action anti-inflammatoire. Le peroxyde de benzoyle, quant à lui, possède une activité antibactérienne sur C. acnes, en plus d’un effet kératolytique et séborégulateur. Ces traitements peuvent être utilisés seuls ou en association. L’acide azélaïque est une autre option intéressante, grâce à ses propriétés kératolytiques, anti-inflammatoires et antimicrobiennes. Des antibiotiques locaux peuvent être prescrits ponctuellement, mais leur utilisation doit rester limitée dans le temps afin de réduire le risque de résistances bactériennes.

L’efficacité des traitements topiques ne peut pas être évaluée avant deux à trois mois, et leur introduction doit être progressive pour limiter les risques d'irritation.

Les traitements oraux de l'acné, pour les formes plus sévères ou étendues.

Dans les formes plus étendues ou inflammatoires, un traitement oral peut être associé aux soins locaux. Les antibiotiques oraux, notamment les cyclines, sont utilisés pour leurs propriétés anti-inflammatoires, mais leur prescription est limitée dans le temps en raison du risque de résistance. Le zinc peut également être proposé, avec une efficacité plus modérée. Plus récemment, la spironolactone, un anti-androgène utilisé hors AMM en France, c’est-à-dire sans autorisation officielle spécifique pour le traitement de l’acné, bien que prescrite dans ce cadre, a montré des résultats intéressants chez les femmes adultes présentant une acné modérée, en réduisant la production de sébum.

En cas d’acné sévère ou résistante, un traitement par isotrétinoïne, un rétinoïde, peut être envisagé. Il s’agit d’un traitement oral puissant, qui agit sur l’ensemble des mécanismes de l’acné, notamment en réduisant fortement la production de sébum. Il est prescrit sur plusieurs mois afin d’atteindre une dose cumulée permettant de limiter les rechutes. Toutefois, son utilisation nécessite un suivi médical rigoureux, avec des bilans biologiques réguliers et des précautions strictes, notamment en raison de son effet tératogène. Une contraception efficace est ainsi indispensable chez les femmes en âge de procréer.

Cela étant, l’isotrétinoïne est aujourd'hui la seule molécule à offrir un potentiel de guérison prolongée de l’acné.

70-80%

de patients guéris à long terme après un seul traitement par isotrétinoïne.

Existe-t-il d'autres méthodes pour traiter l'acné ?

Le laser peut aussi être intéressant en cas d'acné, mais toujours dans un cadre médical. En effet, cette technique ne doit pas être utilisée en première intention ou en automédication, mais doit être discutée avec un dermatologue, pour vérifier qu'elle est compatible avec sa situation personnelle. Plusieurs types de lasers ont montré leur efficacité sur les lésions d'acné.

  • Les lasers Nd:YAG (1 064 nm), les lasers à colorant pulsé ou encore les lasers KTP agissent en ciblant la vascularisation et l’inflammation associées aux lésions.

  • D’autres dispositifs plus récents (lasers à 1 726 nm) ciblent plus spécifiquement les glandes sébacées afin de réduire durablement la production de sébum. Des résultats encourageants ont été observés, y compris sur des acnés modérées à sévères, avec une amélioration pouvant persister plusieurs années après les séances.

  • La thérapie photodynamique (PDT) constitue une autre option. Elle repose sur l’application d’un agent photosensibilisant, suivi d’une exposition à une source lumineuse. Cela permet de cibler à la fois les glandes sébacées et Cutibacterium acnes.

Malgré des résultats prometteurs obtenus dans différentes études cliniques, il est important de rester prudent.

Les données scientifiques restent encore hétérogènes, avec des protocoles variables, des effectifs parfois limités et un manque de recul à long terme. Ces techniques nécessitent par ailleurs un encadrement strict, tant pour optimiser leur efficacité que pour limiter leurs risques, notamment pigmentaires.

Sources

FAQ sur l'acné.

Pourquoi l’acné apparaît-elle surtout sur certaines zones du visage ?

Les zones riches en glandes sébacées, comme la zone T ou le bas du visage, produisent davantage de sébum. Cela favorise l’obstruction des pores et le développement des lésions d'acné.

Pourquoi certaines lésions d’acné deviennent-elles inflammatoires ?

L’inflammation survient lorsque Cutibacterium acnes prolifère dans un follicule obstrué, déclenchant une réponse immunitaire locale et une libération de médiateurs pro-inflammatoires.

Qu’est-ce que la dysséborrhée dans l’acné ?

Il s’agit d’une altération de la composition du sébum, avec notamment une diminution de l’acide linoléique et une augmentation de certains lipides pro-inflammatoires.

Pourquoi l’acné peut-elle laisser des taches après la disparition des boutons ?

L’inflammation stimule la production de mélanine, ce qui peut entraîner une hyperpigmentation post-inflammatoire, surtout chez les peaux plus foncées. Pour les peaux claires, il y a plutôt un risque d'érythème post-inflammatoire.

Pourquoi l’acné peut-elle récidiver après un traitement ?

L’acné est une maladie chronique. Si les facteurs sous-jacents persistent, les lésions peuvent réapparaître après l’arrêt du traitement.

Pourquoi la peau peut-elle être sèche malgré une acné ?

L’acné s’accompagne souvent d’une altération de la barrière cutanée, augmentant la perte en eau. De plus, certains traitements peuvent accentuer cette sécheresse.

L’acné du tronc est-elle différente de celle du visage ?

Les mécanismes sont similaires, mais l'acné du tronc est souvent aggravée par des facteurs mécaniques, comme les frottements, la transpiration ou l’occlusion des vêtements.

Pourquoi ai-je de l’acné au menton et à la mâchoire ?

L’acné localisée sur le bas du visage est souvent liée à une sensibilité accrue des glandes sébacées aux androgènes. Elle peut s’aggraver en période prémenstruelle en raison des fluctuations hormonales.

Comment reconnaître une acné inflammatoire et la différencier des points noirs ?

L’acné inflammatoire se manifeste par des lésions rouges, parfois douloureuses (papules, pustules), contrairement aux points noirs qui sont des comédons non inflammatoires, sans rougeur.

Pourquoi mon acné revient-elle après l’arrêt d’un traitement ?

L’acné étant une maladie chronique, les traitements contrôlent les symptômes sans toujours agir sur tous les facteurs sous-jacents. Sans traitement d’entretien, une rechute est possible.

Type24 diagnostic
Découvrez votre
type de peau.

En savoir plus

Garder ce qui est essentiel.


Nos formules sont courtes et ne contiennent que des ingrédients essentiels.


Fabriquées en France.

Logo
B Corp Certified