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Quand consulter un dermatologue quand on a des rougeurs sur le visage ?

Rougeurs : quand consulter un dermatologue ?

Les rougeurs cutanées peuvent apparaître dans de nombreux cas. Ces dernières peuvent être dues à une peau sensible et réactive ou alors, elles peuvent cacher une maladie cutanée sous-jacente. Certains signes accompagnant les rougeurs sont alarmants et nécessitent une consultation chez le dermatologue. Découvrez dans cet article, quand faut-il consulter un dermatologue en cas de rougeurs.

Publié le 27 novembre 2022, par Sandrine, Chargée de la communication scientifique — 11 min de lecture

La différence entre rougeurs et rosacée.

Les rougeurs et la rosacée se manifestent tous les deux par la présence de rougeurs sur la visage. Malgré cette similitude, il existe des différences fondamentales.

Les rougeurs sont une affection physiologique au cours de laquelle le visage, ou d'autres parties du corps, prennent une couleur rouge plus ou moins intense. Ce phénomène témoigne d'un important afflux sanguin, lorsque les capillaires sanguins qui irriguent la peau se dilatent de manière excessive au niveau du derme. Elles s'observent généralement sur les peaux hypersensibles, du fait d'une barrière cutanée altérée et d'une hyper-réactivité des fibres sensorielles, alors qu'elles ne se seraient pas forcément manifestées sur une peau normale.

Contrairement aux rougeurs qui sont physiologiques, la rosacée est une maladie chronique de la peau qui peut se manifester sous 4 formes différentes : vasculaire, oculaire, papulo-pustuleuse ou hypertrophique. La présence de rougeurs sur le visage, dues à une réaction exagérée des vaisseaux sanguins, est le point commun parmi les 4 formes, mais d'autres symptômes peuvent apparaître. 

Les signes de la rosacée.

Les rougeurs étant physiologiques, les manifestations se limitent en général à une peau plus rouge. Au contraire, la rosacée étant une maladie, d'autres signes sont observés et compliquent le quotidien des personnes atteintes. Ainsi, lorsque ces signes sont observés, il est indispensable de consulter un dermatologue afin qu'il pose le diagnostic et vous prescrire un traitement adapté.

La rosacée est une dermatose chronique de la peau qui concerne environ 4 millions de personnes en France. Cette maladie touche préférentiellement les femmes et les personnes avec un phototype clair (peau claire, yeux clairs, cheveux clairs).

Comme évoqué précédemment, il existe 4 formes de rosacée. Il existe des signes spécifiques à chaque type de rosacée :

  • La rosacée vasculaire ou couperose :

La couperose est la forme de rosacée la plus fréquente. Elle se caractérise par des rougeurs temporaires (érythème) ou permanentes (érythrose) associées au développement à la surface de la peau de petits vaisseaux sanguins fins, rouges ou violacés et individualisés qui deviennent visibles à l'œil nu (télangiectasies). Ces rougeurs se localisent au centre du visage (front-yeux-nez-joues-menton).

Cette forme s'accompagne d'une sécheresse cutanée ainsi que d'une sensibilité importante de la peau. Cette sensibilité de la peau s'explique par un nombre élevé de terminaisons nerveuses dans la partie profonde la peau et par la présence d'une substance appelée « substance P » présente localement et dans le sang et qui entraîne une inflammation locale. 

Outre les rougeurs, la couperose s'accompagne de sensations répétées de bouffées de chaleur (flushs) qui surviennent dans certaines conditions (consommation d'alcool, d'aliments épicés etc).

Un signe extra-cutané se manifeste chez 1 personne sur 3 : la brûlure oculaire (sensation permanente de grain de sable dans l'œil).

  • La rosacée oculaire :

Dans 30 à 50 % des cas, les personnes présentant de la rosacée développent une atteinte oculaire.


La rosacée oculaire peut parfois précéder l'atteinte cutanée. Elle se présente sous forme de conjonctivite, d'irritation des yeux, d'une inflammation des paupières (blépharite), d'œil rouge larmoyant (hyperhémie conjonctivale), de sensation de brûlure, de sécheresse avec sensation de corps étranger dans les yeux et d’hypersensibilité à la lumière (photophobie).

Cette atteinte oculaire serait due au dysfonctionnement des glandes de Meibomius. Ces dernières sont présentes le long des paupières et sécrètent une substance huileuse à l'origine de la lubrification des yeux.

  • La forme papulo-pustuleuse :

Cette forme se reconnaît par des rougeurs accompagnées de lésions inflammatoires ressemblant aux lésions acnéiques : les papules et les pustules.

Les papules sont des boutons rouges inflammatoires sans pus de moins de 5 mm. Elles peuvent présenter une forme ronde ou ovale et sont souvent douloureuses. Elles s'expliquent possiblement par l'invasion de la glande sébacée par Demodex Folliculorum, un parasite présent habituellement dans le follicule.

Contrairement aux papules, les pustules se caractérisent par la présence de pus. Ce sont des boutons rouges à tête blanche contenant du pus.

Ces lésions évoluent par poussées. En d'autres termes, les rougeurs persistent et les papules et pustules régressent. Toutefois, au cours des poussées suivantes, le nombre de lésions papulo-pustuleuses augmente et les poussées deviennent de plus en plus fréquentes.

À noter : il existe une forme très rare de rosacée qui se caractérise par la présence très nombreuse de pustules douloureuses ainsi que de nodules : c'est la rosacée fulminans. Elle apparaît en général chez les femmes de 30-40 ans, au cours de la grossesse, suite à une maladie de Crohn ou à un traitement par interferon alpha.

  • La forme hypertrophique :

La forme hypertrophique est la forme la plus rare de la rosacée et touche les hommes en général.

Une fibrose des tissus du derme est observée. Les glandes sébacées du nez augmentent de volume et les pores se dilatent. Le nez est la partie du visage la plus touchée par ces déformations appelées rhinophyma.

La peau s’épaissit, formant des protubérances charnues ou des boursouflures qui sont très disgracieuses.

À noter : la fibrose est l'aboutissement d'un processus inflammatoire déclenché par une agression tissulaire. 

L'importance de consulter un dermatologue.

Bien que les signes et les symptômes de la rosacée puissent se développer de différentes manières, elle commence généralement par des rougeurs transitoires du visage.

Malheureusement, ces rougeurs se répètent et deviennent plus rouges et persistent plus longtemps à chaque fois. Des vaisseaux sanguins visibles peuvent finir par apparaître.

En l'absence de traitement, des bosses et des boutons se développent souvent, s'étendant au fil du temps, et dans les cas les plus graves - surtout chez les hommes - le nez peut devenir gonflé et élargi en raison de l'excès de tissu. Chez certaines personnes, les yeux sont également affectés : c'est la rosacée oculaire.

La seule façon de traiter ce trouble médical chronique est de consulter un dermatologue dès l'apparition des premiers signes. Ce dernier pourra confirmer le diagnostic et évaluer le stade de la maladie. Il vous prescrira donc un traitement adapté à votre cas.

Les traitements de la rosacée.

Le traitement diffère selon le stade de la maladie :

  • Pour les formes mineures, le dermatologue prescrit des traitements locaux à base d'ivermectine, d'acide azélaïque ou encore de metronidazole. La brimonidine est un nouveau traitement vaso-constricteur sous forme de gel permettant de réduire les rougeurs en cas d'érythème modéré à sévère ;

  • Pour les formes profuses (papulo-pustuleuse), le dermatologue prescrit la doxycycline (antibiotique) pendant 3 mois en association avec un traitement local ;

    À noter : en général, l'association antibiotique par voie orale et traitement local est le plus souvent prescrite en raison de son efficacité importante. À la suite des 3 mois, on poursuit avec le traitement local afin de diminuer le nombre de poussées.

  • Dans les formes rares de rosacée fulminans, il faut associer une corticothérapie par voie générale à l'isotrétinoïne ;

  • Pour les formes oculaires, la consultation chez un ophtalmologue est nécessaire. La doxycycline est le traitement de référence mais d'autres antibiotiques locaux peuvent être utilisés dans les complications cornéennes (acide fusidique, tétracycline etc).

En-dehors des traitements médicamenteux, il existe des traitements physiques comme le laser (le laser KTP, les lasers à colorant pulsés et le laser Nd Yag). Le laser permet d'atténuer les rougeurs et les télangiectasies visibles de la rosacée. Il est particulièrement recommandé en cas de couperose. Il semblerait que le laser permette de réduire les récidives de la maladie.

Sources :

  • NAVARINI A.A. & al, Swiss S1 guideline for the treatment of rosacea (2017)

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