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Traitement acné de grossesse.

Acné de grossesse : comment l'atténuer ?

Il n'est pas rare pour les femmes enceintes d'être sujettes aux poussées d'acné. Ces manifestations cutanées sont provoquées par les bouleversements hormonaux liés à la grossesse. Découvrez ici quelques gestes pour les apaiser.

Sommaire
Publié le 29 janvier 2024, par Pauline, Chargée de la Communication Scientifique — 9 min de lecture
Thèmes :

Pourquoi les femmes enceintes sont-elles sujettes à l'acné ?

Durant la grossesse, il y a une augmentation de la sécrétion d'une hormone stéroïdienne essentielle appelée progestérone. Cette hormone agit en se liant à un récepteur au niveau des glandes sébacées, ce qui stimule la production de sébum. Ce dernier est un composant du film hydrolipidique présent à la surface de la peau, assurant son hydratation et sa protection.

Cependant, lorsque le sébum est produit en grande quantité, cela crée un environnement propice à la prolifération bactérienne et à l'apparition d'imperfections. Les bactéries Cutibacterium acnes, qui contribuent en partie à l'acné, se nourrissent des triglycérides contenus dans le sébum. Ainsi, l'augmentation de la production de progestérone pendant la grossesse peut parfois causer des poussées d'acné, particulièrement si votre peau est naturellement grasse.

Acné de grossesse : les actifs à éviter.

La grossesse est une période à risque pour la mère et l'enfant qui nécessite une vigilance constante. Ainsi, certains composés habituellement recommandés pour combattre l'acné, car très efficaces, sont déconseillés lors d'une grossesse. C'est notamment le cas des actifs suivants.

  • Les rétinoïdes.

    Les rétinoïdes par voie orale utilisés essentiellement dans le traitement contre l'acné comme l'isotrétinoïne sont formellement contre-indiqués chez la femme enceinte, car ils sont tératogènes. Ce composé entraîne en effet des malformations chez le nouveau-né dans 20% des cas. Les autres rétinoïdes souvent utilisés par voie cutanée, comme le rétinol, sont aussi déconseillés pendant une grossesse, car également suspectés d'être tératogènes. Les études à ce sujet divergent mais plusieurs cas de malformations congénitales ont été reportés suite à l'application de ce type de composé pendant la grossesse.

  • Le peroxyde de benzoyle.

    Il s'agit d'une molécule bien connue pour son efficacité à inhiber la formation de comédons. Toutefois, son utilisation en première intention est déconseillée aux femmes enceintes. Il s'agit d'une mesure de précaution, car aucune étude n'a à ce jour montré un effet négatif sur le développement du fœtus ou sur la santé de la mère. Néanmoins, des études sur des animaux ont montré qu'il avait des effets négatifs sur leur descendance.

    Les études sur les animaux citées étant assez marginales, le peroxyde de benzoyle est encore aujourd'hui prescrit aux femmes enceintes ayant de l'acné sévère ou sur lesquelles les autres traitements n'ont montré aucun effet.

Quels traitements pour atténuer l'acné de grossesse ?

Si vous avez de l'acné pendant votre grossesse, il est recommandé de consulter un dermatologue ou un professionnel de santé, qui pourra vous aiguiller vers des traitements adaptés.

  • Des antibiotiques.

    En cas d'acné pendant la grossesse, des antibiotiques peuvent parfois être prescrits aux femmes. En application topique ou par voie orale, ils permettent de lutter contre la prolifération bactérienne de Cutibacterium acnes et aident à retrouver une peau lisse. L'un des plus utilisés est l'érythromycine, ayant des propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes. On la retrouve généralement dans des solutions de 2 à 4%.

    L'érythromycine exerce une activité antibactérienne en inhibant la croissance des bactéries responsables de l'acné. Elle pénètre dans les cellules bactériennes et interfère avec leur mécanisme de reproduction, ce qui réduit leur nombre et leur impact sur la peau. En ce qui concerne son action anti-inflammatoire, l'érythromycine agit en inhibant la production de médiateurs inflammatoires et en réduisant l'activité des enzymes qui déclenchent l'inflammation, comme par exemple les cyclo-oxygénases (COX). Les enzymes COX, en particulier COX-2, sont responsables de la conversion de l'acide arachidonique en prostaglandines E2, molécules à l'origine d'effets inflammatoires et douloureux.

  • Le gluconate de zinc.

    Il s'agit d'un antibactérien, d'un anti-inflammatoire et d'un actif matifiant. Il inhibe la croissance des bactéries responsables de l'acné en interférant avec leur capacité à se diviser et à former de nouvelles cellules. Le gluconate de zinc peut aussi réduire l'adhésion de Cutibacterium acnes aux follicules pileux ou aux glandes sébacées, ce qui limite sa prolifération.

    De plus, il réduit la production de certains médiateurs inflammatoires, tels que les cytokines pro-inflammatoires, les interleukines et les prostaglandines. Le gluconate de zinc peut également moduler l'activité d'enzymes impliquées dans l'inflammation comme la 5-lipoxygénase (5-LOX). Cette dernière est exprimée par les leucocytes et est responsable de la synthèse des leucotriènes, des médiateurs lipidiques de l'inflammation.

    Enfin, le gluconate de zinc inhibe l’activité de la 5-alpha-réductase, une enzyme intervenant dans la synthèse du sébum par les glandes sébacées. La concentration de gluconate de zinc utilisée dans les crèmes ou fluides ciblant l'acné est généralement comprise entre 0,5 et 2%.

  • L'acide azélaïque.

    Il s'agit d'un ingrédient sûr pendant la grossesse qui n'implique aucun effet secondaire néfaste. Des recherches ont montré qu'il avait une action anti-bactérienne contre Cutibacterium acnes. Il est notamment capable d'inhiber la croissance de ces bactéries et d'interférer avec des mécanismes métaboliques qui leur sont essentiels, ce qui réduit la charge bactérienne.

    L'acide azélaïque a également des propriétés anti-inflammatoires. Des études ont ainsi montré qu'il inhibait la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires, telles que les interleukines IL-1β et IL-6, et le facteur de transcription TNF-α. Par ailleurs, l'acide azélaïque favorise la régulation de la kallicréine-5 dans les kératinocytes épidermiques, qui, à leur tour, abaissent les cathélicidines, diminuant ainsi les processus inflammatoires.

    Enfin, cet actif favorise la desquamation naturelle de la peau, ce qui limite l'accumulation des cellules mortes à la surface de la peau et ainsi les risques d'obstruction des pores. L'acide azélaïque est retrouvé dans des traitements médicamenteux topiques contre l'acné à des concentrations généralement comprises entre 15 et 20%.

  • Éventuellement, le peroxyde de benzoyle.

    Cette molécule est bien connue des personnes sujettes à l'acné. Comme décrit plus haut le peroxyde de benzoyle est prescrit aux femmes enceintes lorsqu'elles souffrent d'acné sévère ou lorsque les autres traitements n'ont pas eu d'effet. Le peroxyde de benzoyle agit notamment en libérant un oxygène actif, un oxydant qui va réagir avec Cutibacterium acnes et perturber son métabolisme et ses membranes cellulaires. Il s'agit aussi d'un kératolytique qui va limiter les risques d'obstruction des pores de la peau par des cellules mortes.

    En outre, le peroxyde de benzoyle réduit l'inflammation en inhibant la production de médiateurs inflammatoires comme les cytokines et les prostaglandines. Il peut aussi moduler l'activité de cellules immunitaires jouant un rôle clé dans la réponse inflammatoire de l'organisme, telles que les neutrophiles et les monocytes. Tout cela aide à atténuer les rougeurs et les boutons associées à l'acné.

    Les traitements topiques habituels contre l'acné contenant du peroxyde de benzoyle utilisent généralement des concentrations entre 2,5 et 10%. Notons que certaines études cliniques ont montré que des concentrations de 2,5 et 5% s'avéraient tout aussi efficaces qu'une concentration de 10%, tout en réduisant les risques d'effets secondaires, tels que la sécheresse cutanée.

Sources

  • TEY H. & al. Treatment of acne vulgaris during pregnancy and lactation. Drugs (2013).

  • DESESSO J. & al. Teratogen update : topical use dans third-generation retinoids. Birth Defects Research (2020).

  • SETZER W. & al. Maternal reproductive toxicity of some essential oils and their constituents. International Journal of Molecular Sciences (2021).

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