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Bienfaits de l'algue rouge sur la peau.

Quels sont les bienfaits de l'algue rouge pour la peau ?

Les algues rouges regroupent plusieurs espèces marines, comme Chondrus crispus ou Porphyra, utilisées pour leur richesse en polysaccharides, notamment en carraghénanes. Ces composés sont à l'origine des nombreuses propriétés de l'algue rouge. Quels sont les bienfaits pour la peau de cet ingrédient naturel ? Découvrez-le ici.

Publié le 2 mars 2022, mis à jour le 2 avril 2026, par Maylis, Ingénieure chimiste — 11 min de lecture

Bienfait n°1 : L'algue rouge a des propriétés hydratantes.

Les algues rouges, comme Chondrus crispus, sont riches en carraghénanes, des polysaccharides reconnus pour leur fort pouvoir hydrophile. Ces composés ont la capacité de capter et de retenir l’eau à la surface de la peau, contribuant ainsi à maintenir son hydratation. De plus, l'algue rouge forme un film léger et continu à la surface de l’épiderme, ce qui limite la perte insensible en eau, un phénomène qui contribue aux sensations d'inconfort et à l'apparition de ridules de déshydratation.

Une étude s’est intéressée aux propriétés hydratantes des carraghénanes à travers la formulation d’hydrogels cosmétiques. Les chercheurs ont développé plusieurs gels à base de carraghénane (2%), associés à différentes concentrations de sorbitol et de glycérine, puis ont évalué leur aptitude à absorber et retenir l’eau, ainsi que leur stabilité. Les résultats montrent que l’ensemble des formulations présente une forte capacité de gonflement, avec une absorption d’eau supérieure à 140% en une heure et pouvant dépasser 220% après 24 heures. Certaines formulations atteignent même près de 300% de rétention d’eau, traduisant un fort pouvoir hydratant.

Les carraghénanes sont de bons agents hydratants, capables de capter et de maintenir l’eau au sein de structures gélifiées appliquées sur la peau.

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Bienfait n°2 : L'algue rouge pourrait atténuer les signes de l'âge.

Les algues rouges auraient aussi des effets sur les signes du vieillissement cutané. Riches en polysaccharides, en antioxydants et en composés bioactifs, elles pourraient intervenir à plusieurs niveaux dans les mécanismes impliqués dans le vieillissement, qu’il soit intrinsèque ou extrinsèque. Avec le temps, la production de collagène et d’élastine diminue, tandis que l’activité d’enzymes comme les métalloprotéinases (MMP) augmente, entraînant une dégradation progressive de la matrice extracellulaire. Certaines espèces d’algues rouges pourraient contribuer à ralentir ces processus, en soutenant la synthèse de collagène et en limitant sa dégradation.

Une étude menée sur des extraits de Pyropia yezoensis a notamment exploré ces effets sur différents types de cellules cutanées (kératinocytes, fibroblastes et mélanocytes). Les résultats montrent que ces extraits favorisent la synthèse de procollagène de type I, principal constituant de la matrice dermique. Parallèlement, une diminution de l’activité des enzymes MMP-2 et MMP-9, impliquées dans la dégradation du collagène, a été observée. Ces effets combinés suggèrent une action potentielle sur la préservation de la structure cutanée, en limitant la dégradation de la matrice extracellulaire du derme.

Effets des extraits de Pyropia sur la synthèse du procollagène de type I.

Effets des extraits de Pyropia sur la synthèse du procollagène de type I.

Source : HAN T. & al. Extracts of red seaweed, Pyropia yezoensis, inhibit melanogenesis but stimulate collagen synthesis. Journal of Applied Phycology (2021).

Ces données, bien qu’issues de modèles cellulaires et nécessitant d’être confirmées par des études cliniques, indiquent que certaines algues rouges pourraient aider à lutter contre la perte de fermeté et l'apparition des rides.

En complément de leurs effets sur la matrice extracellulaire, certaines algues rouges possèdent également des propriétés antioxydantes qui participent à prévenir le vieillissement cutané. Les carraghénanes ont montré une capacité à neutraliser les espèces réactives de l’oxygène, impliquées dans la dégradation des constituants dermiques. Cette activité semble dépendre de leur structure chimique : les formes de plus faible poids moléculaire (oligosaccharides) présentent généralement une activité antioxydante plus marquée, en raison d’un plus grand nombre de groupements hydroxyles réducteurs capables de piéger les radicaux libres. D’autres paramètres, comme le degré de sulfatation ou la structure terminale des chaînes polysaccharidiques, influencent également cette capacité.

D'autres polysaccharides marins, comme le laminarane ont montré, dans des modèles in vivo et cellulaires, une capacité à réduire le stress oxydatif induit par les UV en augmentant l’activité d’enzymes antioxydantes, comme la superoxyde dismutase (SOD), la glutathion peroxydase (GPx) ou la catalase (CAT). Tout cela suggère de potentiels effets sur le vieillissement cutané, qui restent néanmoins à confirmer cliniquement.

Bienfait n°3 : L'algue rouge réduirait l'hyperpigmentation.

Certaines algues rouges pourraient aussi être intéressantes pour atténuer les taches brunes. Pour rappel, ces dernières résultent d'une production excessive de mélanine par les mélanocytes, souvent déclenchée par l’exposition aux UV ou par une inflammation. Ce phénomène repose en grande partie sur l’activité de la tyrosinase, une enzyme intervenant dans la mélanogenèse. Des composés issus d’algues rouges pourraient intervenir à ce niveau, en modulant l’activité de cette enzyme et en limitant ainsi la production de mélanine, contribuant à un teint plus homogène.

La même étude que celle citée précédemment, menée sur des extraits de Pyropia yezoensis, a exploré cet effet dépigmentant. Les résultats in vitro montrent une diminution significative de la production de mélanine, avec une réduction dépassant les 50%. Cette action est liée, en partie, à une inhibition de l’activité de la tyrosinase, confirmant l’impact de ces extraits sur les mécanismes de la pigmentation.

53,8%

de réduction de la production de mélanine obtenue avec 800 μg/mL d'extraits de P. yezoensis.

35,4%

d'inhibition de l'activité de la tyrosinase obtenue avec 800 μg/mL d'extraits de P. yezoensis.

Ces résultats ont également été corroborés par une étude clinique menée sur 23 volontaires, ayant appliqué pendant 8 semaines une lotion contenant 0,1% d’extrait de P. yezoensis. Une amélioration significative de la luminosité du teint a été observée, ainsi qu’une diminution mesurable du contenu en mélanine. Ces données suggèrent que les algues rouges pourraient contribuer à atténuer les taches pigmentaires et à uniformiser le teint, bien que des études complémentaires avec davantage de participants soient nécessaires pour confirmer ces effets.

Bienfait n°4 : L'algue rouge pour apaiser la peau.

L’algue rouge apparaît comme une alliée intéressante pour les peaux sensibles ou sujettes aux rougeurs, car certains de ses composés pourraient contribuer à moduler les réactions inflammatoires. Ainsi, les carraghénanes, par exemple, agissent en réduisant la production de cytokines pro-inflammatoires, telles que le TNF-α ou l’IL-6, fréquemment impliquées dans les phénomènes de rougeurs et d’irritation cutanée. Ces molécules semblent également intervenir sur les voies de signalisation NF-κB et MAPK, contribuant ainsi à limiter les cascades inflammatoires. De leur côté, certains extraits lipidiques, notamment issus d’espèces comme Palmaria palmata, pourraient moduler les récepteurs de l’immunité innée, comme les récepteurs Toll-like, et diminuer l’expression de chimiokines impliquées dans le recrutement des cellules inflammatoires.

Ces mécanismes suggèrent que les algues rouges pourraient contribuer à apaiser la peau et à limiter les manifestations inflammatoires, même s'il est encore nécessaire de mener des études cliniques pour le confirmer.

Bienfait n°5 : L'algue rouge aurait des effets antibactériens.

Le microbiote cutané, constitué de bactéries, de champignons et de virus, joue un rôle important dans le maintien de l’équilibre de la peau. En conditions normales, ces micro-organismes coexistent de manière stable et participent à la protection contre les agents pathogènes, notamment en occupant l’espace et en modulant les réponses immunitaires. Lorsque cet équilibre est perturbé, certaines espèces peuvent proliférer de manière excessive, favorisant l’apparition d’imperfections, d’inflammations ou d’infections cutanées. Il y a donc un intérêt réel pour les actifs qui peuvent réguler la croissance microbienne sans pour autant perturber l'écosystème cutané. Les algues rouges pourraient s’inscrire dans cette lignée.

Des travaux expérimentaux ont notamment montré que des carraghénanes oxydés, issus d’algues rouges, possèdent une activité antibactérienne à large spectre. Dans cette étude, ces polysaccharides modifiés ont été testés contre différentes bactéries, à la fois Gram positives (Staphylococcus aureusListeria monocytogenes) et Gram négatives (Escherichia coliPseudomonas aeruginosa). Les résultats indiquent que les carraghénanes oxydés peuvent altérer la paroi cellulaire et la membrane cytoplasmique des bactéries, entraînant une inhibition de leur croissance.

Courbes de croissance de (a) E. coli, (b) S. aureus, (c) P. areuginosa et (d) L. monocytogenes après incubation pendant 24 heures.

Courbes de croissance de (a) E. coli, (b) S. aureus, (c) P. areuginosa et (d) L. monocytogenes après incubation pendant 24 heures.

Source : MU C. & al. Preparation, characterization and antibacterial activity of oxidized κ-carrageenan. Carbohydrate Polymers (2017).

Si ces premiers résultats sont intéressants, leur transposition à des formulations cosmétiques nécessite encore des validations complémentaires.

Sources

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