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Informations sur les mycoses cutanées.

Tout savoir sur les mycoses cutanées.

Qu'elles se logent entre les orteils, sur le cuir chevelu ou au niveau des aisselles, les mycoses cutanées touchent des millions de personnes chaque année. Ces infections provoquées par des champignons microscopiques sont souvent bénignes, mais elles peuvent devenir très inconfortables et tenaces. Comment les reconnaître et quels sont les gestes pour les éradiquer ? Retrouvez à la suite plus d'informations sur les mycoses de la peau.

Publié le 27 avril 2026, mis à jour le 27 avril 2026, par Pauline, Ingénieure chimiste — 9 min de lecture

L'essentiel à retenir.

  • Les mycoses cutanées se manifestent souvent par des rougeurs, des démangeaisons ou une peau qui pèle.

  • L'humidité, la chaleur et la macération sont les principaux facteurs déclencheurs des mycoses.

  • Le traitement repose sur des antifongiques locaux ou oraux si nécessaire.

  • Il ne faut jamais arrêter le traitement dès la disparition des symptômes pour éviter les récidives.

  • Une hygiène stricte (séchage soigneux, lavage du linge à 60°C) est indispensable à la guérison.

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Comment reconnaît-on une mycose de la peau ?

Reconnaître une mycose cutanée repose avant tout sur l'observation de modifications visuelles de l'épiderme, souvent accompagnées de sensations physiques désagréables. Le signe le plus universel est la démangeaison, parfois si intense qu'elle provoque des lésions de grattage. Visuellement, l'infection se manifeste souvent par des rougeurs ou une inflammation locale, mais l'aspect précis dépend de la famille de champignons impliquée. Par exemple, l'herpès circiné, qui n'a rien à voir avec le virus de l'herpès, forme une tache rouge arrondie avec une bordure plus marquée et un centre qui semble guérir, tandis que le "pied d'athlète" se traduit par une peau qui pèle, devient blanche et finit par se fissurer entre les orteils.

Manifestation "classique" d'une mycose cutanée.

Manifestation "classique" d'une mycose cutanée.

Source : OSMANCEVIC A. & al. Diagnostic outcomes and treatment modalities in patients with mycosis fungoides in West Sweden—A retrospective register-based study. Cancers (2022).

L'infection peut également modifier la texture de la peau, entraînant une desquamation ou l'apparition de petites vésicules remplies de liquide. Dans les plis du corps, comme les aisselles, sous les seins ou au niveau de l'aine, la mycose se présente souvent comme une plaque rouge vif, humide et parfois luisante, souvent bordée de petites pustules : c'est le signe classique d'une candidose des plis. Enfin, sur le cuir chevelu, la mycose peut provoquer des zones de "trous" dans la chevelure où les cheveux se cassent à la racine. On parle alors de teigne.

Si vous observez une tache qui s'étend progressivement, qui gratte et qui présente un relief ou une desquamation, la piste fongique est fortement à privilégier.

Quelles sont les causes d’une mycose cutanée ?

Le développement d'une mycose cutanée résulte d'un déséquilibre du microbiome.

Le processus d'infection commence généralement par le dépôt de spores microscopiques sur l'épiderme, souvent via des squames de peau infectées laissées par une autre personne sur un sol humide. Si la barrière cutanée est saine et sèche, ces spores sont naturellement éliminées par le renouvellement cellulaire. En revanche, si elles rencontrent un terrain favorable, elles germent et produisent des filaments appelés hyphes. Ces filaments s'insinuent entre les cellules de la couche cornée et sécrètent des enzymes pour digérer les tissus, déclenchant ainsi la réponse inflammatoire de l'organisme qui se manifeste par des rougeurs et des démangeaisons. On identifie principalement trois grandes familles de champignons responsables des mycoses de la peau :

  • Les dermatophytes : Ces champignons sont kératinophiles, ce qui signifie qu'ils se nourrissent presque exclusivement de kératine. Ils ne pénètrent jamais dans les tissus profonds mais s'étendent de manière circulaire en surface.

  • Les levures, type Candida : Naturellement présentes dans nos muqueuses, elles deviennent pathogènes en cas de déséquilibre de la flore. Elles affectionnent particulièrement les zones de plis où l'humidité est constante.

  • Le Malassezia : Cette levure lipophile se nourrit des graisses produites par nos glandes sébacées. Elle est à l'origine de taches pigmentaires caractéristiques sur le buste ou le dos.

La cause profonde de la prolifération de ces champignons est quasi systématiquement liée au phénomène de macération.

La combinaison de la chaleur corporelle et de l'humidité, par exemple liée à la sueur ou à un séchage incomplet après la douche, crée un milieu de culture idéal, car cela ramollit la barrière protectrice de la peau et facilite l'invasion fongique. C'est pourquoi les environnements collectifs comme les piscines, les saunas ou les vestiaires de salles de sport sont des foyers de contamination majeurs : l'eau stagnante sur les sols poreux conserve les champignons vivants pendant plusieurs heures, attendant qu'un individu pied nu vienne les ramasser.

Au-delà de l'environnement, certains facteurs internes favorisent la survenue d'une mycose. Un traitement antibiotique récent, en éliminant les bactéries bénéfiques qui régulent la population de champignons sur notre peau, laisse le champ libre à ces derniers pour coloniser l'espace disponible. De même, un système immunitaire temporairement affaibli ou des pathologies comme le diabète, qui augmente le taux de sucre dans les tissus, dont les levures sont friandes, favorisent l'ancrage des infections. Enfin, l'utilisation de produits d'hygiène trop décapants modifie le pH naturel de la peau, détruisant le manteau acide protecteur et rendant l'épiderme beaucoup plus perméable aux agressions extérieures.

Mycoses de la peau : quels sont les traitements ?

Le traitement d'une mycose cutanée repose avant tout sur l'utilisation d'agents antifongiques, dont le rôle est de détruire le champignon et d'empêcher sa multiplication.

Dans la grande majorité des cas, un traitement local suffit amplement. Il se présente sous forme de crèmes, de gels, de sprays ou de poudres à appliquer directement sur la zone infectée. Selon le type de champignon, le médecin ou le pharmacien peut prescrire des dérivés imidazolés ou du ciclopirox olamine. L'élément le plus critique pour la réussite du traitement est sa durée : il est impératif de poursuivre l'application pendant toute la période prescrite, souvent de quatre semaines, même si les signes visibles disparaissent après quelques jours. En effet, des spores microscopiques peuvent survivre en surface et provoquer une rechute immédiate si le traitement est interrompu prématurément.

Dans des situations plus complexes, comme les mycoses étendues, les teignes du cuir chevelu ou les infections qui résistent aux pommades, un traitement par voie orale peut s'avérer nécessaire. Ces comprimés permettent à l'actif antifongique de circuler dans le sang et d'atteindre les couches profondes de la peau, des poils ou des ongles de l'intérieur. Ce type de traitement nécessite systématiquement une prescription médicale et un suivi, car il peut présenter des contre-indications ou des interactions médicamenteuses. Parallèlement aux médicaments, l'utilisation de savons spécifiques à pH neutre ou légèrement alcalin peut être recommandée pour apaiser l'inflammation et limiter la prolifération des levures type Candida, qui apprécient les milieux acides.

L'efficacité des soins médicaux est indissociable d'une hygiène rigoureuse pour rompre le cycle de contamination. Il est notamment important de garder la zone infectée parfaitement sèche. Ainsi, après la douche, tamponnez délicatement la peau avec une serviette propre sans frotter, ou utilisez un sèche-cheveux pour les zones difficiles d'accès, comme les plis ou les espaces entre les orteils. Pour éviter de vous auto-réinfecter, lavez vos serviettes, vos draps et vos chaussettes à haute température (60°C minimum) et ne partagez pas vos effets personnels. Enfin, pour les mycoses des pieds, l'utilisation de poudres antifongiques dans les chaussures peut aider à détruire les spores qui y sont logées et ainsi prévenir tout nouvel épisode infectieux.

Sources

FAQ sur les mycoses de la peau.

Combien de temps une mycose de la peau est-elle contagieuse ?

Une mycose reste contagieuse tant que des lésions sont visibles et que le traitement n'est pas terminé. Le risque diminue fortement après quelques jours de traitement antifongique.

Peut-on soigner une mycose avec du vinaigre de cidre ?

Le vinaigre peut aider à acidifier le milieu et soulager temporairement les démangeaisons, mais il n'est pas suffisant pour éradiquer une infection installée. Un antifongique reste nécessaire pour détruire les filaments du champignon.

Pourquoi ma mycose revient-elle tout le temps ?

Les mycoses récidivent souvent parce que le réservoir de champignons n'a pas été éliminé (il peut par exemple en rester dans des chaussures contaminées) ou que le traitement a été arrêté trop tôt.

Est-ce que le soleil aide à tuer les champignons de la peau ?

Au contraire, la chaleur du soleil associée à la sueur favorise la macération et la prolifération fongique.

Une mycose cutanée peut-elle guérir toute seule ?

C'est très rare. Sans traitement, l'infection a plutôt tendance à s'étendre à d'autres parties du corps et à se transmettre à l'entourage.

Est-il possible de transmettre une mycose cutanée à son animal de compagnie (ou inversement) ?

Absolument. De nombreuses mycoses, notamment les teignes et certains dermatophytes, sont des zoonoses. Cela signifie qu'elles peuvent se transmettre de l'animal à l'homme par simple contact avec les poils ou les squames, et vice-versa. Si vous traitez une mycose, évitez les contacts prolongés avec vos animaux et, si votre animal présente des zones sans poils ou des croûtes, consultez un vétérinaire.

Quelle est la différence entre une mycose et de l'eczéma ?

La confusion est fréquente car les deux provoquent des rougeurs et des démangeaisons. Cependant, l'eczéma est une inflammation souvent liée à une allergie ou à une peau atopique, tandis que la mycose est une infection parasitaire. Un signe distinctif : la mycose a souvent une bordure plus nette, rouge et légèrement surélevée, qui s'étend vers l'extérieur, tandis que l'eczéma présente des contours plus flous. Quoiqu'il en soit, seul un dermatologue est en mesure de réellement faire la différence entre les deux.

Est-ce qu'une mycose peut laisser des cicatrices ou des taches indélébiles ?

En général, les mycoses ne laissent pas de cicatrices car elles ne touchent que la couche superficielle de la peau. En revanche, elles peuvent causer des troubles de la pigmentation temporaires (taches plus claires ou plus foncées), surtout après une exposition au soleil.

Faut-il jeter ses chaussures après une mycose des pieds ?

Ce n'est pas nécessaire, mais il faut les désinfecter soigneusement. Les spores peuvent survivre des mois dans l'obscurité humide de vos chaussures. Utilisez un spray antifongique ou une poudre spécialisée à l'intérieur de toutes vos chaussures portées pendant l'infection. Pour les chaussures en toile, un passage en machine à 60°C est idéal si la matière le permet.

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