Nouveau : soin conçu pour les peaux sujettes à la rosacée

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Causes rougeurs rosacée.

Rosacée : comment expliquer les rougeurs qui marquent le visage ?

L'apparition de rougeurs sur le visage, principalement localisées au niveau du front, du nez, des joues et du menton, est l'un des premiers signes de la rosacée. Quels facteurs sont à l'origine de ces rougeurs ? Comment les atténuer ? Apprenez-en plus à ce sujet en poursuivant votre lecture.

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Publié le 8 avril 2024, par Pauline, Chargée de la Communication Scientifique — 7 min de lecture
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Les manifestations de la rosacée.

La rosacée est une maladie chronique cutanée touchant environ 415 millions de personnes. Affectant principalement les femmes, cette dermatose apparaît souvent entre 30 et 50 ans et se caractérise surtout par une rougeur diffuse au centre du visage. Les personnes atteintes peuvent également souffrir d'une hypersensibilité cutanée et ressentir des sensations de picotements, voire de brûlures, au niveau des zones touchées. D'autres symptômes, invisibles cette fois, peuvent survenir telles que des bouffées de chaleur.

La rosacée est une maladie initialement bénigne mais pouvant rapidement évoluer vers des formes plus sévères. En effet, sans prise en charge adapté, les rougeurs peuvent se développer et le visage peut être touché par d'importants gonflements, des déformations, ou des papules. Ces formes de rosacée entraînent non seulement un important préjudice esthétique mais sont également plus difficiles à traiter. Dans les cas les plus graves, la rosacée atteint les yeux et provoque leur inflammation.

Important : pour éviter qu'une rosacée légère s'aggrave, il est nécessaire de consulter un dermatologue dès les premiers signes d'alerte.

D’où viennent les rougeurs qui marquent le visage ?

Les rougeurs sur le visage, également appelées érythèmes faciaux lorsqu'elles sont temporaires ou érythroses lorsqu'elles deviennent permanentes, constituent le premier stade de la rosacée. Particulièrement visibles sur les peaux claires, les rougeurs sont la conséquence de la dilatation à la surface de la peau de petits vaisseaux sanguins fins, rouges ou violacés et individualisés qui deviennent visibles à l'oeil nu (télangiectasies). Par ailleurs, les personnes souffrant de rosacée ont une peau très sensible et une barrière cutanée altérée. Cette particularité contribue au fait que les vaisseaux sanguins soient si visibles. Plusieurs facteurs peuvent expliquer l'augmentation du diamètre des capillaires.

  • La chaleur : une hausse du thermomètre est la première explication des rougeurs. En effet, lorsque les récepteurs TRVP1 de l'épiderme sont soumis à un stimulus thermique, ils réagissent en enclenchant un mécanisme nociceptif conduisant à la dilatation des vaisseaux sanguins et de facto à l'apparition de rougeurs.

  • Certains aliments : tout comme la chaleur, la capsaïcine, molécule retrouvée dans le piment, le poivron et le poivre, peut stimuler l'activité du récepteur TRVP1, provoquant ainsi la dilatation des vaisseaux sanguins.

  • Le stress : le stress est également un facteur déclencheur de rougeurs dans le cas de la rosacée. En effet, un stress important entraîne la libération de certains neuropeptides, tels que le PACAP et le CGRP. Ces derniers agissent sur les vaisseaux sanguins en causant une vasodilatation à l’origine des rougissements et de l’érythème persistant retrouvés dans la rosacée.

  • Les rayons UVB du soleil : les rayons UVB interagissent avec les récepteurs TRVP4 de l'épiderme, en partie responsables de la détérioration des tissus cutanés sous l'effet du soleil. La stimulation de ces récepteurs induit des mécanismes nociceptifs, une altération de la structure de la peau et la survenue de rougeurs.

  • Une colonisation parasitaire : une forte densité de Demodex, des parasites peuplant les régions pilo-sébacées de la peau, peut également provoquer des rougeurs. Si l'on s'intéresse à la biologie à l'œuvre, les Demodex sécrètent des protéases qui augmentent l'activité des récepteurs PAR-2 (protease-activated receptor) présents dans l'épiderme. Cette activation induit par la suite la libération de TNF-α et d'interleukine-1 (IL-1), des agents inflammatoires responsables des rougeurs et inflammations observées chez les personnes souffrant de rosacée.

  • L'hérédité : les scientifiques suspectent également que certains gènes encore non-identifiés sont impliqués dans la pathogenèse de la rosacée et des rougeurs qu'elle provoque. Une hypothèse considérée serait la prévalence chez les personnes souffrant de rosacée de certains récepteurs impliqués dans des mécanismes inflammatoires. Cette prévalence pourrait être due à une forte expression des gènes codant pour ces récepteurs.

Comment atténuer ces rougeurs ?

À ce jour, il n'existe pas de traitement définitif à la rosacée. Néanmoins, si vous souffrez de rougeurs dues à votre rosacée, votre dermatologue peut vous prescrire des crèmes ou gel à utiliser en application topique. Ces crèmes sont formulées à base d'actifs ayant des propriétés vasoconstrictrices comme la brimonidine, anti-inflammatoires, comme l'ivermectine, et antiparasitaires, comme le métronidazole. Notons qu'elles s'utilisent aussi bien de façon préventive que curative. Les traitements au laser et à la lumière pulsée permettent aussi d'atténuer les rougeurs et la visibilité des vaisseaux sanguins en diminuant leur dilatation.

Certaines alternatives naturelles permettent également de diminuer les rougeurs provoquées par la rosacée. En effet, l'aloe vera, l'extrait de thé vert ou encore la camomille possèdent des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes intéressantes en cas de dermatose et leur efficacité pour atténuer les rougeurs a été démontrée dans plusieurs études. Enfin, certains gestes du quotidien comme l'application d'une crème hydratante et d'un soin solaire peuvent également contribuer à apaiser la peau ainsi qu'à prévenir et réduire les rougeurs.

Sources

  • STEINHOFF M. & al. Recent advances in understanding and managing rosacea. F1000 Research (2018).

  • ALI F. & al. Rosacea. British Journal of Hospital Medicine.(2021).

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