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Boutons à pas percer.

Quels boutons ne surtout pas percer ?

De nombreuses informations circulent sur la possibilité de percer certains boutons soi-même, comme les boutons blancs. Cependant est-ce vraiment le cas ? Y-a-t-il des boutons que nous pouvons percer, et d'autres pas ? Éléments de réponse dans cet article.

Sommaire
Publié le 22 janvier 2024, par Kahina, Chargée de la Communication Scientifique. — 7 min de lecture
Thèmes :

Le "triangle du danger", la zone du visage où il ne faut surtout pas percer les boutons.

En règle général, l'acte de percer un bouton soi-même est fortement déconseillé. En plus, les conséquences sont aggravées si ce bouton se situe sur le "triangle du danger", une zone du visage allant des coins de la bouche à l'arête du nez. Le sinus caverneux, un réseau de grosses veines relié au cerveau, se situe juste derrière cette zone.

Percer un bouton au niveau de ce triangle présente des risques importants, notamment au niveau infectieux. Le sinus caverneux a pour rôle de drainer le sang vers le cerveau. La plaie ouverte due au bouton éclaté peut créer ainsi une connexion presque directe entre l'extérieur et le cerveau, et risque de s'infecter par des bactéries ce qui peut alors entraîner des complications.

  • Gangrène à streptocoques hémolytiques, liée à une infection d'origine bactérienne (Streptococcus), invasive et mortelle, se caractérisant par une nécrose des tissus. Sa survenue sur le "triangle du danger" la rend létale à opérer.

  • Thrombose du sinus caverneux (CST), qui est une affection potentiellement mortelle due à une infection bactérienne. Il s'agit de la formation d'un caillot sanguin au niveau du sinus caverneux, ce qui peut entraîner des complications dues à la propagation de la thrombose plus profondément dans le drainage veineux du sinus caverneux, allant vers une altération du fonctionnement cérébral. Les symptômes correspondant sont de la fièvre, un mal de tête, une paralysie des muscles des yeux et un contour des yeux gonflés.

  • Méningite, où une étude a montré que l'arrachage de boutons sur la zone du "triangle du danger" pouvait amener une infection bactérienne qui entraîne la survenue d'une inflammation des tissus qui entourent le cerveau, potentiellement mortelle.

Un bouton situé sur le "triangle du danger" ne doit donc pas être touché, car il y a un risque de voir une infection se propager dans le cerveau et le système sanguin.

Mais pas trop d'inquiétude. Bien que ce soit techniquement possible, c'est aussi extrêmement improbable.

Dans l'ensemble, aucun bouton ne devrait être percé.

Faire éclater un bouton sur le reste de la peau a tout de même des conséquences non-négligeables.

  • Il y a un risque de pousser les bactéries, les cellules mortes et le sébum plus profondément dans la peau, ce qui peut provoquer des gonflements et des rougeurs sur la zone concernée.

  • Des infections bactériennes peuvent apparaître, rendant la zone rouge et douloureuse, et entraînant d'autres complications. C'est le cas si le bouton correspond à de l'acné kystique par exemple. Il y a aussi un risque que le bouton soit déjà infecté : une fois le bouton percé, le fluide infecté risque de se propager sur la peau, et de provoquer une poussée d'acné plus forte.

  • La pression exercée sur un bouton peut entraîner la formation de croûtes, qui laissent ensuite place à des cicatrices, parfois permanentes. Une étude a montré que presser un bouton d'acné inflammatoire (papules, pustules, nodules, kystes) pouvait provoquer une hyperpigmentation post-inflammatoire de la peau.

Qu’il s’agisse d’un point noir, d’un point blanc, d’un furoncle, d’un kyste ou d'un bouton de fièvre, il est prudent de ne pas le toucher, et ce quelle que soit sa taille. Alors que les boutons disparaissent souvent d'eux-même, des gestes simples existent pour accélérer le processus et assurer une bonne cicatrisation, tels que garder une peau propre en utilisant un nettoyant doux et non-abrasif, s'éloigner du soleil et utiliser une crème solaire large spectre, ou encore appliquer des soins adaptés à votre peau et "non-comédogènes". En effet, certains actifs comme l'acide salicylique et le zinc, vont minimiser jour après jour l'aspect des boutons.

Au moindre doute, si les boutons ne disparaissent pas ou si une aggravation se présente, consultez votre dermatologue pour qu'il vous prescrive les traitements adéquats.

Sources

  • MAES U. Infections of the dangerous areas of the face: their pathology and treatment. Annals of Surgery (1937).

  • ARADHYA S. & al. Post acne hyperpigmentation : a brief review.Our Dermatology Online (2011).

  • BRATSIS M.E. Acne : myth vs fact. Washington (2017).

  • BEN-JOSEPH E.P. Should I pop my pimple? Nemours TeenHealth (2018).

  • SU J. & al. A case report of hemolytic streptococcal gangrene in the danger triangle of the face with thrombocytopenia and hepatitis. BMC Pediatrics (2018).

  • NGAUY V. & al. Unique presentation of septic cavernous sinus thrombosis and pulmonary embolism in the setting of reusable face covering. Case Reports in Infectious Diseases (2022).

  • SCHLEEHAUF B. & al. Acne : tips for managing. American Academy of Dermatology Association. (2022).

  • GUPTA M. & al. Cavernous sinus thrombosis. StatPearls (2023).

  • MESFIN F.B. & al. Neuroanatomy, cavernous sinus. StatPearls (2023).

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