Il n'est pas rare de ressentir des sensations de tiraillement en avion. Ce n'est pas qu'une impression : la peau tend à devenir beaucoup plus sèche pendant le vol. Comment l'expliquer ? Poursuivez votre lecture pour connaître la réponse.

Il n'est pas rare de ressentir des sensations de tiraillement en avion. Ce n'est pas qu'une impression : la peau tend à devenir beaucoup plus sèche pendant le vol. Comment l'expliquer ? Poursuivez votre lecture pour connaître la réponse.

Le taux d'humidité en cabine chute sous les 10% au cours du vol, créant un environnement plus aride que la plupart des déserts.
L'air sec provoque une accélération de la perte insensible en eau, faisant chuter l'hydratation cutanée de près de 37% sur les joues d'après une étude.
L'absence d'humidificateurs à bord est une mesure de sécurité destinée à prévenir la corrosion des structures et la prolifération bactérienne.
À l'atterrissage, la peau présente temporairement une barrière cutanée fragilisée, comparable à celle d'une personne souffrant de dermatite atopique.
Le port d'une crème riche et protectrice est la stratégie la plus efficace pour bloquer l'évaporation et maintenir l'équilibre de l'épiderme durant le vol.
Dès que les portes de l'appareil se referment et que l'avion entame son ascension, les conditions environnementales changent radicalement. Pour notre peau, ce voyage dans les airs se traduit par une exposition brutale à un air d'une aridité exceptionnelle, dépassant souvent celle des milieux naturels les plus hostiles de la planète.
Taux d'humidité moyen en avion.
Taux d'humidité moyen à Paris (France).
Taux d'humidité moyen dans le désert du Sahara.
Voyager en avion revient donc à exposer son épiderme à un environnement deux fois plus sec que le plus grand désert chaud du monde.
Cette sécheresse n'est pas le fruit d'un dysfonctionnement, mais une conséquence directe de la physique des hautes altitudes. À 10 000 mètres, correspondant à l'altitude de croisière moyenne, l'air extérieur est extrêmement froid et est d'environ -50°C. À ces températures négatives, l'air perd sa capacité à retenir la vapeur d'eau : il est donc naturellement dépourvu d'humidité.
Pour rendre cet air respirable, le système de gestion de l'air de l'avion le prélève au niveau des moteurs, le comprime et le réchauffe. Cependant, ce processus ne crée pas d'eau. On injecte donc dans la cabine un air parfaitement pur et pressurisé, mais totalement sec. Les seules sources d'humidité à bord sont alors la respiration et l'évaporation cutanée des passagers eux-mêmes, ce qui est largement insuffisant pour stabiliser l'hygrométrie de la cabine.

Variation de l'humidité de l'air dans l'avion avec l'altitude.
Source : ORIOLI A. & al. Air quality and relative humidity in commercial aircrafts: An experimental investigation on short-haul domestic flights. Building and Environment (1993).
Si les compagnies aériennes ne réhumidifient pas l'air artificiellement, c'est pour des raisons techniques majeures. L'ajout de vapeur d'eau alourdirait considérablement l'avion en raison du poids de l'eau et augmenterait les risques de corrosion des structures métalliques ou de défaillance des systèmes électriques. La priorité est donc donnée à la pressurisation et à la pureté de l'air, au détriment du confort hygrométrique de notre peau.
Face à un environnement aussi sec, la perte insensible en eau s'accélère.
En suivant un gradient de pression, l'air sec de la cabine "aspire" l'humidité contenue dans les couches supérieures de la peau pour tenter de s'équilibrer. Une étude menée avec huit voyageuses effectuant des vols long-courriers (Paris-New York et Tokyo-Paris) a mesuré la capacitance cutanée, un indicateur du taux d'hydratation de la couche cornée. Les résultats sont sans appel : l'hydratation chute de manière spectaculaire dès les premières heures de vol.
de perte d'hydratation cutanée au niveau des joues après un vol long-courrier.
de perte d'hydratation cutanée au niveau du front après un vol long-courrier.
Cette chute est si importante que les niveaux d'hydratation mesurés à l'atterrissage sont comparables à ceux de patients souffrant de dermatite atopique, une maladie de peau caractérisée par une barrière cutanée structurellement déficiente. Concrètement, ce stress hydrique peut se manifester par des sensations de tiraillement et d'inconfort, mais aussi par des rougeurs et une réactivité accrue, surtout si la peau est déjà naturellement sèche.
Remarque : Même les trajets courts en avion peuvent altérer l'hydratation de la peau. L'étude citée montre que la sécheresse cutanée s'installe dans les deux premières heures de vol.
Puisque vous ne pouvez pas agir sur l'air ambiant de la cabine, la solution réside dans la création d'une barrière artificielle. L'objectif est de sceller l'eau dans l'épiderme avant que l'air de la cabine ne puisse l'aspirer, à l'aide d'une bonne routine de soin.
L'apport d'humectants : Des actifs comme l'acide hyaluronique ou la glycérine retiennent l'eau dans les tissus cutanés, mais ils doivent impérativement être recouverts d'une texture grasse pour éviter qu'ils n'attirent l'humidité de la peau vers l'air extérieur extrêmement sec.
L'application de crèmes occlusives : En avion, il est bon d'utiliser des formules riches en agents filmogènes, comme des cires ou des beurres végétaux, qui agissent comme un bouclier physique à la surface de la couche cornée pour éviter que l'eau ne s'évapore.
Éviter les brumes d'eau pure : Vaporiser de l'eau sur son visage sans appliquer de crème ensuite est contre-productif. L'eau s'évapore instantanément en emportant avec elle l'hydratation naturelle de votre peau.
ORIOLI A. & al. Air quality and relative humidity in commercial aircrafts: An experimental investigation on short-haul domestic flights. Building and Environment (1993).
WALSBERG G. E. Small mammals in hot deserts: Some generalizations revisited. BioScience (2000).
TSCHACHLER E. & al. Skin surface hydration decreases rapidly during long distance flights. Skin Research and Technology (2011).
GROVER S. Skin in aviation and space environment. Indian Journal of Dermatology, Venereology and Leprology (2011).
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