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Informations sur les perturbateurs endocriniens.

Perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques : comment les reconnaître et quels sont les risques pour la santé ?

Parabènes, filtres UV, phtalates : ces noms reviennent souvent lorsqu’on évoque les perturbateurs endocriniens. Si certains ont été restreints ou interdits, d’autres restent autorisés sous conditions. Entre suspicion et preuves, il n'est pas toujours facile d'y voir clair. Que faut-il savoir sur les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques et leurs dangers ? Explorons ensemble ce sujet.

Publié le 3 mars 2026, mis à jour le 3 mars 2026, par Pauline, Ingénieure chimiste — 17 min de lecture

L'essentiel à retenir.

  • Un perturbateur endocrinien est une substance capable d’interférer avec le système hormonal et d’induire un effet néfaste avéré ou présumé sur la santé humaine ou l’environnement.

  • Les effets potentiels concernent notamment la fertilité, le développement reproducteur, le métabolisme, certains cancers hormonodépendants ou encore le neurodéveloppement, avec une vulnérabilité accrue pendant la grossesse et l’enfance.

  • En cosmétique, plusieurs ingrédients sont suspectés ou encadrés, mais tous ne présentent pas le même niveau de preuve scientifique ni le même statut réglementaire. La réglementation européenne évolue régulièrement pour intégrer les nouvelles données.

  • L’effet “cocktail” complique l’évaluation des risques, car l’exposition simultanée à plusieurs substances peut produire des effets additifs ou synergiques non prévisibles à partir des données individuelles.

  • Réduire son exposition est possible : simplifier sa routine, vérifier les listes INCI, suivre les évolutions réglementaires...

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Qu'est-ce qu'un perturbateur endocrinien ?

Un perturbateur endocrinien est défini par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme "une substance ou un mélange qui altère les fonctions du système endocrinien et induit, de ce fait, des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous-)populations".

Cette définition, aujourd’hui reprise dans le règlement délégué (UE) 2023/707 relatif à la classification et à l’étiquetage des substances, insiste sur un point essentiel : il ne suffit pas qu’une substance interagisse avec le système hormonal, elle doit provoquer un effet délétère démontré.

Pour rappel, le système endocrinien regroupe l’ensemble des glandes et des hormones qui régulent des fonctions majeures de l’organisme : croissance, métabolisme, reproduction, développement neurologique ou encore réponse au stress. Les hormones agissent à très faibles concentrations via des récepteurs spécifiques et sont soumises à des mécanismes de rétrocontrôle extrêmement fins. Pour qu’une substance soit formellement identifiée comme perturbateur endocrinien, trois critères doivent être réunis : elle doit présenter une activité endocrinienne, induire un effet néfaste sur la santé, et un lien biologique plausible doit être établi entre cette activité hormonale et l’effet observé.

Autrement dit, toutes les substances ayant une activité hormonale ne sont pas automatiquement classées comme perturbateurs endocriniens. De même, une substance toxique pour la reproduction n’est pas nécessairement un perturbateur endocrinien, si son mécanisme d’action n’implique pas une altération du système hormonal.

Sur le plan mécanistique, les perturbateurs endocriniens peuvent agir de plusieurs manières : imiter l’action d’une hormone naturelle en se fixant sur son récepteur, bloquer l’action hormonale en empêchant cette liaison, ou encore modifier la synthèse, le transport, le métabolisme ou l’élimination des hormones. Notons aussi que l’exposition aux perturbateurs endocriniens peut survenir par différentes voies, y compris cutanée, respiratoire ou orale, selon le contexte d’utilisation des substances. Dans le cas des cosmétiques, la peau constitue la principale voie d’exposition potentielle, mais pas la seule. En effet, l'inhalation, avec les sprays et les parfums, et l'ingestion, avec les produits pour les lèvres, sont aussi possibles.

Mécanismes d'action des perturbateurs endocriniens.

Mécanismes d'action des perturbateurs endocriniens.

Source : IUGHETTI I. & al. New insights on the effects of endocrine-disrupting chemicals on children. Jornal de Pediatria (2021).

Quels sont les risques pour l'organisme posés par les perturbateurs endocriniens ?

Les risques posés par les perturbateurs endocriniens sont réels. Parmi les principaux effets identifiés, on peut citer :

  • Des troubles de la fertilité.

    Certaines substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens ont été associées à une altération de la qualité du sperme chez l’homme (diminution de la concentration ou de la mobilité des spermatozoïdes). Chez la femme, des perturbations du cycle menstruel ou un risque accru de syndrome des ovaires polykystiques ont été évoqués. Ces effets pourraient être liés à une interférence avec les œstrogènes, les androgènes et/ou la progestérone, des hormones sexuelles, via une activation ou un blocage de leurs récepteurs. Une modification de la signalisation hormonale peut perturber la spermatogenèse, l’ovulation ou l’équilibre hypothalamo-hypophysaire, qui régule la fonction reproductive.

  • Des anomalies du développement reproducteur.

    Une exposition pendant la vie intra-utérine pourrait perturber la différenciation des organes génitaux. Certaines études ont mis en évidence une association entre exposition prénatale à certaines substances et malformations génitales masculines. Pendant l’embryogenèse, les hormones sexuelles orchestrent la mise en place des organes reproducteurs. Une interférence avec les androgènes ou leurs récepteurs à ce stade critique peut modifier les signaux nécessaires à une différenciation normale.

  • Une puberté précoce.

    Des travaux suggèrent qu’une exposition à certaines molécules à activité œstrogénique pourrait avancer l’âge de début de la puberté, en particulier chez les filles. Une puberté plus précoce est elle-même associée à un risque accru de troubles métaboliques et de pathologies hormonodépendantes à l’âge adulte. Le mécanisme envisagé repose sur une stimulation prématurée de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, responsable du déclenchement de la maturation sexuelle. Des composés mimant les œstrogènes pourraient activer plus tôt cette cascade hormonale.

  • Des troubles métaboliques (obésité, diabète...).

    Certaines substances sont étudiées pour leur rôle potentiel dans la dérégulation du métabolisme énergétique. En interférant avec les hormones impliquées dans la régulation de l’appétit, du stockage lipidique ou de la sensibilité à l’insuline, elles pourraient contribuer au développement de l’obésité ou du diabète de type 2. Certains composés pourraient notamment agir sur les récepteurs nucléaires impliqués dans la différenciation des adipocytes ou sur les voies de signalisation de l’insuline, modifiant ainsi l’homéostasie énergétique.

  • Des cancers hormonodépendants.

    Une exposition prolongée à des substances capables d’interagir avec les récepteurs hormonaux pourrait théoriquement influencer le risque de cancers sensibles aux hormones, comme ceux du sein, de la prostate ou du testicule. L’hypothèse repose sur une stimulation chronique de récepteurs hormonaux (œstrogéniques ou androgéniques), susceptible de favoriser la prolifération cellulaire dans des tissus dépendants de ces signaux.

  • Des effets sur le système immunitaire et le développement neurologique.

    Certaines études explorent un lien possible entre exposition à des perturbateurs endocriniens et altérations du développement cérébral ou de la réponse immunitaire. De fait, les hormones thyroïdiennes et stéroïdiennes jouent un rôle clé dans la maturation cérébrale et l’équilibre immunitaire. Toute perturbation de ces axes hormonaux durant les périodes critiques pourrait influencer ces processus.

Ces effets ne sont pas systématiques et dépendent fortement de la dose, de la durée d’exposition et du stade de développement au moment de l’exposition, la période prénatale, l’enfance et la grossesse constituant des moments de grande vulnérabilité.

Comment les perturbateurs endocriniens sont-ils réglementés ?

La réglementation européenne relative aux substances chimiques est considérée comme l’une des plus strictes au monde. Son objectif est clair : identifier, évaluer et, si nécessaire, restreindre ou interdire les substances susceptibles de présenter un risque pour la santé humaine ou l’environnement. Depuis plusieurs années, les perturbateurs endocriniens font l’objet d’une attention particulière, tant sur le plan scientifique que réglementaire. Ils ne sont pas encadrés par un texte unique, mais intégrés dans plusieurs réglementations, parmi lesquelles :

  • Le règlement REACH (CE n°1907/2006).

    Il organise l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques au sein de l’Union européenne. Les substances présentant des propriétés de perturbation endocrinienne et pour lesquelles des preuves scientifiques indiquent des effets graves peuvent être classées comme "substances extrêmement préoccupantes" (SVHC). Elles sont alors soumises à un régime d’autorisation ou de restriction spécifique.

  • Le règlement CLP et le règlement délégué (UE) 2023/707.

    Le règlement CLP encadre la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances chimiques. Depuis 2023, de nouvelles classes de danger spécifiques aux perturbateurs endocriniens ont été introduites. Il s'agit de la Catégorie 1, pour les perturbateurs endocriniens avérés ou présumés, et de la catégorie 2, pour les perturbateurs endocriniens suspectés. Ces classifications s’accompagnent de mentions de danger spécifiques (EUH380, EUH381 pour la santé humaine ; EUH430, EUH431 pour l’environnement). Les nouvelles obligations d’étiquetage entrent progressivement en vigueur entre 2025 et 2026.

En complément du cadre européen, la France a mis en place dès 2014 une Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE), renouvelée en 2019 (SNPE2). Son objectif est de réduire l’exposition de la population et de l’environnement à ces substances, notamment par le développement de la recherche, l’identification prioritaire de certaines molécules et l’information du public. La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) a introduit une obligation d’information concernant la présence de perturbateurs endocriniens avérés, présumés ou suspectés dans certaines catégories de produits, dont les cosmétiques. L’arrêté ministériel publié en septembre 2023 fixe les listes de substances concernées. Il n'en existe pas une unique et universelle, mais plusieurs dispositifs d’identification, dont celui de l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire), qui recense plus de 900 substances présentant une activité endocrinienne potentielle.

Les perturbateurs endocriniens sont aujourd’hui intégrés dans un cadre réglementaire européen dense et évolutif.

Quels sont les ingrédients cosmétiques suspectés ou identifiés comme perturbateurs endocriniens ?

Dans le secteur cosmétique, plusieurs substances ont été suspectées, classées ou discutées pour leurs propriétés de perturbation endocrinienne. Il est important de préciser que toutes ne présentent pas le même niveau de preuve, ni le même statut réglementaire : certaines sont interdites, d’autres restreintes, d’autres encore font l’objet d’évaluations en cours. Le tableau ci-dessous recense une liste non exhaustive d’ingrédients fréquemment cités dans la littérature scientifique et les avis des autorités sanitaires.

Substance / FamilleUtilisation en cosmétiqueNiveau de preuve et statut actuel
Parabènes (propylparaben, butylparaben, methylparaben, ethylparaben)ConservateursActivité œstrogénique démontrée in vitro et in vivo chez l’animal. Suspicion d’effets sur la reproduction. Certains parabènes à chaîne longue sont restreints ou interdits en UE. Controverse persistante sur le lien avec le cancer du sein.
Phtalates (DEP, DBP, DMP, DEHP)Fixateurs de parfum, solvantsFortes preuves expérimentales de perturbation endocrinienne (reprotoxicité, effets neurodéveloppementaux). Plusieurs interdits en UE. Exposition encore possible via les parfums.
PFCs (PFOA, PFOS)Agents imperméabilisants (vernis, lotions)Données expérimentales montrant une interférence avec les récepteurs hormonaux et les hormones thyroïdiennes. PFOS/PFOA fortement restreints ou interdits en UE.
Sels d’aluminiumAntitranspirantsActivité de type métalloestrogène démontrée in vitro. Données controversées sur un lien avec le cancer du sein et une neurotoxicité. Autorisés en UE sous conditions.
TriclosanAgent antimicrobienActivité thyroïdienne démontrée chez l’animal. Restreint en UE. Préoccupation environnementale (formation de dioxines).
Bisphénol A (BPA)AntioxydantPerturbateur endocrinien avéré. Interdit dans les biberons et fortement restreint en UE. Données solides chez l’animal. Données humaines encore débattues.
Benzophénone-3 (oxybenzone)Filtre UVActivité œstrogénique faible in vitro. Réactions allergiques fréquentes. Le CSSC recommande une réduction des concentrations autorisées.
Benzophénone-1Stabilisateur UV de formuleClassée perturbateur endocrinien sur la base de données expérimentales. Usage restreint.
OctocrylèneFiltre UVNon classé officiellement perturbateur endocrinien, mais controversé (dégradation en benzophénone). Évaluations en cours.
Cyclotétrasiloxane (D4)Silicones volatils (soins capillaires)Classé toxique pour la reproduction en UE. Propriétés de perturbation endocrinienne suspectées. Usage restreint.
Cyclopentasiloxane (D5)Silicones volatils (soins capillaires)Suspicions de perturbation endocrinienne. Restreint dans les produits rincés.
Acide salicyliqueKératolytique, antipelliculaireDonnées suggérant des effets anti-androgéniques et une baisse de testostérone. Jugé sûr aux doses réglementaires mais réévalué pour les enfants (non sûr selon avis 2025 du CSSC pour les 3–10 ans).
Butylphenyl methylpropional (Lilial / BMHCA)ParfumClassé toxique pour la reproduction. Interdit en cosmétique dans l’UE depuis 2022.
BHT (butylhydroxytoluène)AntioxydantSuspicions de perturbation endocrinienne. Réévaluations demandées par l’ANSES. Autorisé sous conditions.
Les principaux perturbateurs endocriniens suspectés ou avérés en cosmétique.

Chez Typology, par principe de précaution et conformément à notre charte de formulation, nous sommes très vigilants concernant les substances suspectées d'agir comme des perturbateurs endocriniens et nous les excluons de nos soins.

Points à garder en tête.

  • Tous les ingrédients ayant une activité hormonale ne sont pas automatiquement classés comme perturbateurs endocriniens : il faut démontrer un effet délétère avéré.

  • Le niveau de preuve varie : certaines données proviennent d’études animales ou in vitro, avec des extrapolations parfois difficiles chez l’humain.

  • La réglementation européenne évolue régulièrement à la lumière des nouvelles données scientifiques.

  • L’évaluation du risque dépend de la dose, de la voie d’exposition (cutanée, inhalation, ingestion), de la fréquence d’usage et de la population exposée (enfants, femmes enceintes...).

Perturbateurs endocriniens : qu'est-ce que l'effet "cocktail" ?

Lorsque l’on évalue la sécurité d’une substance chimique, elle est généralement étudiée isolément. Pourtant, dans la vie réelle, nous sommes exposés simultanément à une multitude de composés : résidus de pesticides, ingrédients cosmétiques, plastifiants, médicaments, polluants atmosphériques… Cette exposition combinée soulève la question suivante en toxicologie : et si le risque ne venait pas d’une molécule seule, mais de leur interaction ? C’est ce que l’on appelle l’effet “cocktail”.

L'effet "cocktail" désigne le fait que plusieurs substances, prises séparément à des doses considérées comme sûres, puissent produire ensemble un effet additif ou synergique sur le système endocrinien.

Des travaux menés par des équipes de l’Inserm et du CNRS à Montpellier ont apporté une première preuve mécanistique in vitro. Les chercheurs ont montré que deux molécules faiblement actives prises isolément, l’éthinylestradiol, un œstrogène de synthèse, et le trans-nonachlor, un pesticide organochloré, pouvaient se fixer simultanément sur un même récepteur nucléaire et l’activer de manière synergique. À l’échelle moléculaire, la fixation du premier composé facilite la liaison du second : on parle de liaison coopérative. Ainsi, le mélange déclenche une activation hormonale à des concentrations bien plus faibles que celles nécessaires pour chaque substance seule.

Séparément, l’éthinylestradiol (EE2) et le trans-nonachlor (TNC) se lient seulement à forte concentration au récepteur PXR. Ensemble, ils se stabilisent et l'affinité pour ce récepteur est augmenté, de sorte qu'un effet toxique se produit à des doses auxquelles chaque composé est inactif individuellement.

Séparément, l’éthinylestradiol (EE2) et le trans-nonachlor (TNC) se lient seulement à forte concentration au récepteur PXR. Ensemble, ils se stabilisent et l'affinité pour ce récepteur est augmenté, de sorte qu'un effet toxique se produit à des doses auxquelles chaque composé est inactif individuellement.

Source : BOURGUET W. & al. Synergistic activation of human pregnane X receptor by binary cocktails of pharmaceutical and environmental compounds. Nature Communications (2015).

À la lumière de ce mécanisme, on peut se demander si l'évaluation classique substance par substance peut sous-estimer certains risques. Cela étant, il est important de souligner que ces résultats constituent une preuve de concept in vitro. La transposition à la vie réelle doit encore faire l'objet de recherches.

Compte tenu du fait que des dizaines de milliers de substances chimiques coexistent dans notre environnement, la prise en compte de l’effet "cocktail" représente aujourd’hui un enjeu majeur pour la toxicologie et l’évaluation des risques de perturbation endocrinienne.

Comment limiter son exposition aux perturbateurs endocriniens ?

Il est difficile d’éviter toute exposition. En revanche, il est possible de réduire son exposition cumulative. Voici quelques conseils :

  • Lire les listes INCI des cosmétiques pour repérer les ingrédients controversés.

  • Privilégier les produits avec des courtes listes INCI.

  • Prêter attention à la conservation de ses produits (dans un flacon hermétiquement fermé, à l'abri de la lumière et de la chaleur pour limiter les migrations chimiques).

  • Éviter de chauffer les contenants plastiques.

  • Réduire le nombre de produits utilisés quotidiennement.

  • Aérer son logement régulièrement, certains perturbateurs endocriniens pouvant être présents dans la poussière domestique ou émis par des sprays ou désodorisants.

  • Être particulièrement vigilant pendant la grossesse et l’enfance.

  • Se tenir informé des évolutions réglementaires.

Sources

FAQ sur les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques.

La vaseline est-elle un perturbateur endocrinien ?

Non, la vaseline n'est pas considérée comme un perturbateur endocrinien.

Les cosmétiques bio contiennent-ils des perturbateurs endocriniens ?

Les cahiers des charges bio interdisent un certain nombre d’ingrédients controversés (phtalates, parabènes à chaîne longue...). Toutefois, “bio” ne signifie pas automatiquement “zéro risque”.

Les perturbateurs endocriniens pénètrent-ils vraiment à travers la peau ?

La peau n’est pas une barrière totalement imperméable. Certaines molécules lipophiles et de petite taille peuvent traverser la barrière cutanée, surtout en cas d’application répétée ou sur une peau fragilisée.

Faut-il éviter tous les filtres solaires chimiques ?

Non. Tous les filtres solaires chimiques ne sont pas classés comme perturbateurs endocriniens. L'éthylhexyl triazone, l'acide phénylbenzimidazole sulfonique ou encore le diéthylhexyl butamido triazone sont considérés comme sûrs.

Les hommes sont-ils concernés par les perturbateurs endocriniens ?

Oui, les hommes comme les femmes sont concernés par les perturbateurs endocriniens. Certains pourraient notamment occasionner une baisse de la qualité du sperme.

Les enfants sont-ils plus vulnérables aux perturbateurs endocriniens ?

Oui, le développement embryonnaire, la petite enfance et la puberté constituent des périodes de forte sensibilité hormonale.

Les perturbateurs endocriniens agissent-ils immédiatement ?

Pas forcément. Certains effets peuvent apparaître à long terme, parfois plusieurs années après l’exposition, notamment lorsqu’elle survient pendant la vie fœtale.

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