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Dangers de l'huile de coco.

Quels sont les dangers de l'huile de coco ?

Naturelle et très populaire, l’huile de coco s’est imposée dans de nombreuses routines de soin. Mais sa richesse en acides gras saturés soulève aussi certaines interrogations. Mal utilisée, elle peut entraîner des effets indésirables. Quels sont les dangers de l’huile de coco en cosmétique ? Découvrez ce qu’il faut savoir à son sujet avant de l’intégrer à votre routine.

Publié le 10 juin 2022, mis à jour le 29 janvier 2026, par Maylis, Ingénieure chimiste — 8 min de lecture

Bref tour d'horizon de l'huile de coco.

Le cocotier (Cocos nucifera) est un palmier tropical emblématique des régions côtières d’Asie du Sud-Est, d’Afrique de l’Est et des îles du Pacifique. Il est utilisé depuis des siècles dans les médecines traditionnelles, l’alimentation et les soins du corps. La noix de coco, protégée par une coque fibreuse, renferme une pulpe blanche riche en lipides, à partir de laquelle est extraite l’huile de coco. Selon les méthodes de production (pression à froid de la pulpe fraîche ou séchée), on distingue notamment l’huile de coco vierge et l’huile de coprah, aux profils sensoriels et nutritionnels légèrement différents.

Cocotier (a) et noix de coco (b).

Cocotier (a) et noix de coco (b).

Source : PUTRI E. P. Renewable energy: Charcoal briquettes from coconut shells. Physics and Mechanics of New Materials and Their Applications (2024).

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En cosmétique, l’huile de coco est référencée sous le nom INCI Cocos Nucifera Oil. Elle se caractérise par une composition majoritairement constituée d’acides gras saturés, en particulier l’acide laurique (environ 45-50%), mais aussi l’acide myristique, l'acide palmitique et l'acide caprique. Cette richesse lipidique lui confère une texture solide à température ambiante et un fort pouvoir occlusif. Appliquée sur la peau ou les cheveux, l’huile de coco est appréciée pour ses propriétés nourrissantes, émollientes et protectrices, notamment sur les zones sèches ou les fibres capillaires abîmées.

Huile de coco : des effets indésirables à anticiper ?

L’huile de coco ne pose pas de problème particulier pour les peaux sensibles, mais elle est surtout suspectée de favoriser l’apparition d’imperfections chez certaines personnes.

Si on s'intéresse uniquement à la tolérance cutanée, l’huile de coco est globalement bien acceptée par la peau, y compris par les peaux sensibles. Sa composition lipidique simple, dépourvue de molécules irritantes ou sensibilisantes connues, explique cette bonne tolérance. En pratique, elle peut être utilisée sans risque par les femmes enceintes, les jeunes enfants, ou encore les peaux sujettes à l'eczéma atopique.

Cette bonne tolérance est confirmée par plusieurs évaluations dermatologiques standardisées. Des tests de phototoxicité et de photosensibilisation ont été menés avec 27 volontaires, selon des protocoles encadrés incluant une exposition contrôlée aux UVA. Dans ces conditions, l’application d’huile de coco n’a entraîné aucune réaction cutanée indésirable, ni immédiate ni retardée. Aucun signe d’irritation, d’inconfort, de réaction phototoxique ou photoallergique n’a été observé par les dermatologues en charge du suivi. D’autres études ont également évalué le potentiel irritant primaire, cumulatif et sensibilisant de l’huile de coco à l’aide de patch tests répétés. Là encore, les résultats sont rassurants : aucune irritation cutanée, ni sensibilisation n’a été mise en évidence, y compris après des applications répétées sous pansement semi-occlusif pour 54 volontaires.

Ces données confirment que, d’un point de vue toxicologique, l’huile de coco est un ingrédient sûr et bien toléré.

Les réserves formulées à son sujet ne concernent pas sa sécurité cutanée à proprement parler, mais plutôt ses effets sur les personnes ayant la peau grasse ou à tendance acnéique, l'huile de coco ayant un indice de comédogénicité de 4/5. Cela étant, la question de la comédogénicité de l’huile de coco reste relativement débattue, et les données disponibles ne vont pas toutes dans le même sens. Si, d’un point de vue théorique, sa forte teneur en acides gras saturés et son caractère très occlusif laissent penser qu’elle pourrait favoriser l’obstruction des follicules pilosébacés, certaines évaluations cliniques nuancent cette idée.

À titre d’exemple, une étude récente a évalué le potentiel comédogène d’une huile de coco vierge avec 33 volontaires présentant une peau mixte à grasse avec une tendance acnéique. Ces derniers ont appliqué quotidiennement l'huile sur leur visage pendant trois semaines, et un dermatologue a évalué leur séborrhée et leur nombre de comédons, de papules et de pustules.

Les résultats de cette étude sont intéressants : aucune augmentation de la production de sébum, ni du nombre de comédons, de papules ou de pustules n’a été observée.

Sur la base de ces observations, les auteurs concluent que l’huile de coco testée ne présente ni caractère comédogène ni caractère acnéogène, y compris chez des sujets à la peau mixte à grasse. Ces résultats invitent toutefois à rester prudents dans l’interprétation. D’une part, il s’agit d’un effectif limité, suivi sur une durée relativement courte. D’autre part, la tolérance cutanée et la formation de comédons peuvent varier fortement d’un individu à l’autre. Ainsi, même si certaines études suggèrent que l’huile de coco peut être bien tolérée par les peaux grasses, nous vous invitons à être prudent. Si vous avez la peau mixte à grasse, mieux vaut utiliser des huiles végétales à la texture légère, comme l'huile de jojoba ou l'huile de noisette.

Remarque : En application capillaire, qu'importe la nature des cheveux, il est préférable de ne pas appliquer d'huile de coco pure sur le cuir chevelu, car cela va le graisser inutilement. Pour ce qui est des longueurs, elle peut convenir aux cheveux épais, bouclés ou crépus.

Sources

FAQ sur les dangers de l'huile de coco.

L’huile de coco peut-elle boucher les pores chez tout le monde ?

Non, la réaction à l’huile de coco varie fortement d’une personne à l’autre. Certaines peaux la tolèrent très bien, tandis que d’autres développent des comédons.

L’huile de coco est-elle adaptée aux peaux atopiques ou sujettes à l’eczéma ?

L’huile de coco est généralement bien tolérée par les peaux sèches, y compris les peaux atopiques. Elle peut aider à limiter la sécheresse grâce à son effet occlusif. En revanche, elle ne remplace pas un soin prescrit par un dermatologue.

L’huile de coco est-elle plus comédogène que les autres huiles végétales ?

Comparée à des huiles comme le jojoba ou la noisette, l’huile de coco est considérée comme très occlusive et a un indice de comédogénicité de 4. Toutefois, il existe des huiles végétales avec un indice de comédogénicité de 5, comme l'huile de germe de blé.

L’huile de coco peut-elle perturber le microbiote cutané ?

Il n’existe pas de preuve scientifique montrant que l’huile de coco déséquilibre le microbiote cutané. Cependant, son effet occlusif peut modifier l’environnement de la peau, ce qui, chez certaines personnes, pourrait influencer l’équilibre microbien de manière indirecte.

Peut-on utiliser l’huile de coco tous les jours sur la peau ?

Une utilisation quotidienne d'huile de coco peut convenir aux peaux sèches ou très sèches, notamment sur le corps. Sur le visage, en revanche, une application régulière peut être trop riche pour de nombreuses typologies de peau.

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