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Dangers bronzage parties génitales.

Bronzer des parties génitales : quelle est cette nouvelle tendance dangereuse ?

Les réseaux sociaux ne cessent de lancer de nouvelles tendances, parmi les dernières nouveautés : le bronzage des parties génitales. Les risques pour l’organisme ne sont pourtant pas à minimiser.

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Publié le 31 janvier 2024, par Pauline, Chargée de la Communication Scientifique — 5 min de lecture

Le bronzage des parties génitales, de quoi s’agit-il ?

Comme son nom l’indique, il s’agit d’exposer ses parties intimes directement aux rayons du soleil pour les bronzer. Cette pratique a été lancée sur les réseaux sociaux en 2019 par une influenceuse américaine nommée Meagan WHITSON. Elle y explique qu’effectuer un bronzage des parties intimes pendant 30 secondes à 5 minutes tous les jours apporterait des bienfaits à la santé et aiderait à la synthèse de la vitamine D.

Le "perineum sunning" ou "butthole sunning" a ensuite fait le tour d'Internet à travers des photos étonnantes montrant des individus allongés sur le dos les deux jambes tendues en l'air pour exposer leurs parties génitales au soleil. Ils ont ensuite attribué à cette pratique différents bienfaits, comme un meilleur sommeil, un regain d'énergie ou encore une hausse de la créativité et de la libido. Toutefois, cette tendance est fortement déconseillée par tous les professionnels de santé qui lui associent de nombreux risques.

Les risques du bronzage des parties génitales.

Jusqu’à ce jour, aucune étude n’a démontré les bienfaits de cette pratique. Au contraire, l’exposition des parties fragiles du corps aux rayons UV n’est pas sans danger. Selon leur longueur d'onde, ces derniers pénètrent dans l'épiderme ou le derme pour y générer des radicaux libres en excès. Ces derniers attaquent ensuite les membranes cellulaires et les protéines et les fragilisent. Les radicaux libres réagissent aussi avec l'ADN et peuvent provoquer des mutations génétiques, potentiellement à l'origine de mélanomes et de cancers.

C'est encore plus vrai en ce qui concerne les parties intimes. La peau au niveau de ces zones du corps n'est pas du tout préparée à une exposition au soleil, car elle n'est habituellement jamais exposée et synthétise ainsi très peu de mélanine. Rappelons ici que si ce pigment brun apporte un hâle esthétique, son rôle premier est de protéger la peau et l'organisme. L'exposition des parties génitales aux rayons UV peut provoquer des dégâts sur le long terme, car elles sont naturellement moins protégées. De plus, la douleur occasionnée par la sécheresse cutanée ou les coups de soleil serait très vive à ces endroits.

Nouvelle tendance : faut-il la suivre ?

Il faut commencer par se poser les bonnes questions avant de se lancer dans cette pratique. Ces parties du corps sont particulièrement fragiles et sensibles. Est-ce donc raisonnable de les exposer aux rayons UV ? En outre, nous venons de voir qu'aucune étude scientifique n'a pu démontré les bienfaits prétendus par cette pratique. Au contraire, tous les dermatologues s'accordent à dire qu'elles présentent de nombreux risques et ne doit pas s'effectuer à la légère.

De plus, l'influenceuse américaine affirme qu'il est inutile d'appliquer de la crème solaire sur les parties génitales. Or, tous les scientifiques sont d'accord sur ce point : l'application d'un soin solaire est indispensable avant toute exposition. Ce produit agit à la surface de l'épiderme et forme un filtre protecteur face aux UVA et aux UVB. En ce qui concerne les parties intimes, la crème solaire ne doit être appliquée qu'au niveau des zones externes et ne doit pas être utilisée dans le vagin ou entrer en contact avec ses parois internes, au risque de provoquer une infection.

En ce qui concerne la synthèse de la vitamine D, celle-ci se fait quelle que soit la zone exposée. Mieux vaut ainsi qu'il s'agisse d'une partie du corps plus préparée à recevoir les rayons UV, et surtout, préalablement protégée avec de la crème solaire. Notons aussi qu'on trouve de la vitamine D dans certains aliments, notamment les poissons, comme l'huile de foie de morue, le hareng, la sardine, le maquereau... Enfin, en cas de carence, il est possible de se faire prescrire de la vitamine D en gélule ou en poudre par son médecin traitant.

Pour conclure, voici notre avis sur le bronzage des parties génitales : mieux vaut éviter cette tendance dangereuse.

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