La durée de vie d'un cil est relativement courte et n'excède pas plus de trois mois. Il est donc normal, dans le cadre du cycle pilaire, que le cil tombe afin d'être remplacé par un autre. Mais en cas de chute plus abondante, il convient de s'interroger sur l'origine du problème.
Chute des cils : Une origine médicale possible.
Certaines affections dermatologiques ou oculaires peuvent être impliquées. Des maladies inflammatoires de la peau ou du follicule pileux peuvent perturber l’ancrage du cil dans le follicule. Dans le cas de la pelade, par exemple, une réaction auto-immune cible les follicules pileux et entraîne une inflammation locale susceptible d’interrompre la croissance du cil. Des infections peuvent également être en cause : certaines infections fongiques, comme le Tinea blepharociliaris, touchent les follicules des cils et peuvent provoquer leur chute. Dans d’autres situations, la perte de cils peut survenir secondairement à des traitements médicaux lourds, notamment la chimiothérapie ou la radiothérapie, qui perturbent les cellules en division rapide, dont celles du follicule pileux.
Chute des cils : Une cause interne potentielle.
Des déséquilibres internes peuvent aussi fragiliser les cils. Les follicules pileux sont particulièrement sensibles à l’état nutritionnel de l’organisme. Une alimentation insuffisante ou des carences en micronutriments essentiels, notamment en fer, en zinc ou en vitamines A ou C, peuvent altérer la qualité de la kératine produite et perturber le cycle de croissance des cils. Le stress est également souvent évoqué. Bien qu’il n’agisse pas directement sur les cils, un stress important peut modifier l’équilibre hormonal et favoriser une entrée prématurée des follicules dans la phase de chute.
Remarque : Ces causes internes restent encore relativement hypothétiques. Elles reposent principalement sur des extrapolations à partir des mécanismes impliqués dans la chute des cheveux, décrits dans des études in vitro et des analyses statistiques. À ce jour, ces mécanismes n’ont pas été clairement confirmés par des observations cliniques spécifiques aux cils.
Chute des cils : Le vieillissement potentiellement impliqué.
Le vieillissement peut aussi être impliqué dans la raréfaction des cils. Avec l’âge, l’activité des follicules pileux tend progressivement à diminuer. Plusieurs mécanismes biologiques sont impliqués. D’une part, la phase anagène du cycle pilaire peut se raccourcir, ce qui limite la durée pendant laquelle le cil pousse et conduit à des cils plus courts et parfois moins nombreux. D’autre part, le vieillissement s’accompagne d’une diminution de l’activité des cellules souches folliculaires, essentielles au renouvellement du follicule et à la production de nouvelles fibres kératiniques.
Par ailleurs, le stress oxydatif augmente avec l’âge et peut altérer le follicule pileux, notamment les kératinocytes et les cellules de la papille dermique qui régulent la croissance du poil. Des modifications hormonales, en particulier la baisse des hormones sexuelles comme les œstrogènes après la ménopause, peuvent également modifier la dynamique du cycle pilaire et contribuer à un ralentissement de la repousse.
Chute des cils : Certains comportements en cause.
Enfin, certains gestes du quotidien ou pratiques esthétiques peuvent fragiliser les cils. Un démaquillage trop vigoureux, des frottements répétés ou l’utilisation de produits irritants peuvent endommager les follicules ou casser les cils à leur base. Les extensions de cils, très populaires pour intensifier le regard, peuvent également jouer un rôle. Cette technique consiste à fixer des fibres synthétiques sur les cils naturels à l’aide d’une colle. Une enquête menée auprès de 140 utilisatrices d’extensions de cils a ainsi montré que plus de la moitié des participantes avaient ressenti des irritations ou des brûlures lors de la pose, et 60% rapportaient un inconfort après l’application. Par ailleurs, une majorité a observé un amincissement ou une décoloration de leurs cils après retrait des extensions.