Le tout premier réflexe à avoir en cas d'allergie alimentaire est d'évaluer la gravité de la réaction. Dans la plupart des cas, celle-ci se limite à une éruption cutanée de type urticaire, caractérisée par des plaques rouges surélevées et prurigineuses. Toutefois, il arrive que le gonflement de la peau touche le larynx ou le pharynx, entraînant alors une gêne respiratoire majeure. Ce type d'allergie alimentaire représente une urgence médicale absolue, en raison du risque d'étouffement qui l'accompagne. Autre danger retrouvé dans certaines allergies alimentaires : l'anaphylaxie, une réaction allergique grave, potentiellement mortelle. Elle se manifeste par des difficultés respiratoires, un gonflement du visage ou de la gorge, des nausées, des vomissements, une chute de la tension artérielle et des vertiges.
En cas d'angiœdème allergique avec choc anaphylactique, il est crucial d'appeler immédiatement les secours en composant le 15 pour le SAMU en France, le 911 aux États-Unis, le 999 au Royaume-Uni ou le 116 117 en Allemagne.
En attendant les secours, si la personne touchée par l'allergie alimentaire porte sur elle une dose d’adrénaline injectable, se présentant souvent sous la forme d’un stylo auto-injecteur, c'est-à-dire d'un épipen, il faut la lui injecter de toute urgence. En l'absence de réponse dans les cinq à dix minutes qui suivent, une nouvelle dose peut être injectée. L’adrénaline agit normalement en quelques minutes pour diminuer la vasodilatation, augmenter la pression artérielle et réduire l’œdème. Le patient doit ensuite être évacué à l’hôpital, où il recevra des soins complémentaires.
Certaines réactions allergiques peuvent être assez impressionnantes et toucher l'ensemble du corps.