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Causes des mains froides.

Pourquoi certaines personnes ont-elles toujours les mains froides ?

Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi vos mains sont toujours froides, cet article est fait pour vous ! Troubles de la circulation sanguine, de la régulation de la chaleur ou pathologie sous-jacente : découvrez enfin les raisons pour lesquelles certaines personnes ont constamment les mains froides.

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Publié le 30 mars 2026, mis à jour le 30 mars 2026, par Andjela, Ingénieure chimiste — 15 min de lecture

Mains froides : que se passe-t-il dans le corps ?

La sensation de mains froides est le plus souvent liée à un mécanisme physiologique normal de régulation thermique.

Lorsque l’organisme est exposé au froid, il privilégie l’irrigation des organes vitaux, comme le cœur et le cerveau, en réduisant le flux sanguin vers les extrémités : c’est ce que l’on appelle la vasoconstriction périphérique. Concrètement, les petits vaisseaux sanguins des doigts se contractent, limitant l’apport de sang chaud et entraînant une baisse de température locale, parfois accompagnée de pâleur, de picotements ou d’un léger engourdissement. Si ce phénomène est généralement transitoire et sans gravité, il peut, chez certaines personnes, être plus marqué ou persister en dehors d’une exposition au froid, suggérant alors une régulation vasculaire moins efficace. Dans ce cas, les mains froides peuvent constituer un signe d’alerte révélant un déséquilibre sous-jacent, d’origine circulatoire, métabolique ou neurologique.

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Cause n°1 des mains froides : Le phénomène de Raynaud.

Le phénomène de Raynaud est l’une des causes les plus fréquentes de mains froides persistantes. Il correspond à une réaction excessive des petits vaisseaux sanguins des doigts face au froid ou au stress. Sous l’effet de ces stimuli, les artérioles se contractent brutalement, réduisant fortement, voire interrompant temporairement, la circulation sanguine locale. Cette vasoconstriction se manifeste typiquement par un changement de couleur des doigts, qui deviennent blancs (ischémie), puis parfois bleutés (manque d’oxygène), avant de rougir lors du retour du flux sanguin. Ces épisodes peuvent s’accompagner de sensations d’engourdissement, de picotements ou de douleur, traduisant l’hypoxie transitoire des tissus.

Le phénomène de Raynaud.

Le phénomène de Raynaud.

Source : SILVA-NUNES J. & al. Case report: Artifactual hypoglycemia: A condition that should not be forgotten. Frontiers in Endocrinology (2022).

On distingue deux formes de phénomène de Raynaud. La forme primaire, la plus courante, est généralement bénigne et survient sans cause identifiable, souvent chez des personnes jeunes, en particulier les femmes. La forme secondaire, plus rare mais potentiellement plus sévère, est associée à certaines maladies sous-jacentes, notamment des pathologies auto-immunes comme la sclérodermie ou le lupus. Dans ce cas, les crises peuvent être plus longues, plus douloureuses et s’accompagner de complications cutanées. La prise en charge repose avant tout sur la protection contre le froid et l’éviction des facteurs déclenchants, mais une évaluation médicale est recommandée en cas de symptômes inhabituels, asymétriques ou aggravés.

Cause n°2 des mains froides : Une altération de la circulation sanguine.

Une altération de la circulation sanguine peut également expliquer la sensation de mains froides persistantes. Dans ce cas, les petits vaisseaux sanguins, plus précisément les capillaires et les artérioles, ne parviennent pas à réguler efficacement le flux sanguin en réponse au froid. Normalement, après une phase initiale de vasoconstriction, l’organisme déclenche une vasodilatation réflexe, appelée vasodilatation induite par le froid, permettant de réchauffer les tissus. Or, chez certaines personnes, ce mécanisme est atténué ou inefficace, empêchant un réchauffement adéquat des doigts après l’exposition au froid et favorisant une sensation de froid prolongée.

Les causes de ce dérèglement vasculaire restent encore partiellement comprises, mais plusieurs facteurs semblent impliqués.

Une prédisposition individuelle, notamment génétique, pourrait influencer la réactivité des vaisseaux sanguins. Par ailleurs, des éléments liés au mode de vie, comme le tabagisme, ou certaines pathologies chroniques affectant les vaisseaux, peuvent altérer la fonction endothéliale, c’est-à-dire la capacité des vaisseaux à se contracter et se dilater correctement. Enfin, la régulation nerveuse joue également un rôle clé : un déséquilibre du système nerveux autonome peut accentuer la vasoconstriction ou retarder le retour à un flux sanguin normal. L’ensemble de ces facteurs contribue à une perfusion insuffisante des extrémités, à l’origine de mains froides, parfois même en l’absence de froid intense.

Cause n°3 des mains froides : Une hypothyroïdie.

L’hypothyroïdie est une cause fréquente de frilosité, pouvant se manifester notamment par des mains froides persistantes. Elle correspond à une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4), essentielles à la régulation du métabolisme. Lorsque ces hormones sont en déficit, l’activité métabolique globale ralentit, ce qui diminue la production de chaleur par l’organisme. En réponse, le corps tend à conserver cette chaleur en réduisant la circulation sanguine vers les extrémités via une vasoconstriction périphérique, d’où la sensation de froid au niveau des mains et des pieds. Cette diminution de la perfusion périphérique s’inscrit donc dans un contexte global de ralentissement physiologique.

Au-delà des mains froides, l’hypothyroïdie s’accompagne généralement d’autres signes évocateurs, comme une fatigue persistante, une prise de poids inexpliquée, une peau sèche, une chute de cheveux ou encore une sensibilité accrue au froid. Le diagnostic repose sur des analyses sanguines mesurant notamment la TSH et les hormones thyroïdiennes circulantes. Une fois confirmée, la prise en charge repose sur un traitement substitutif par hormones thyroïdiennes, permettant de rétablir un métabolisme plus actif. Avec un traitement bien ajusté, les symptômes, y compris la sensation de mains froides, tendent généralement à s’atténuer progressivement.

Cause n°4 des mains froides : Une anémie.

L’anémie correspond à une diminution du nombre de globules rouges ou de la concentration en hémoglobine, ce qui limite la capacité du sang à transporter l’oxygène vers les tissus. Elle peut résulter de différentes causes, parmi lesquelles une carence en fer, en vitamine B12 ou en folates, des pertes sanguines ou certaines maladies chroniques. Lorsque l’apport en oxygène devient insuffisant, l’organisme privilégie l’irrigation des organes essentiels, au détriment des extrémités. Cette redistribution du flux sanguin, associée à une moindre production d’énergie cellulaire, contribue à la sensation de froid au niveau des mains, souvent accompagnée de fatigue et de pâleur cutanée.

Des données physiologiques confirment ce lien entre anémie et refroidissement périphérique. Une étude menée chez 78 hommes, utilisant la méthode de clairance au xénon 133 pour évaluer le flux sanguin cutané, a montré que la diminution des taux d’hématocrite et d’hémoglobine s’accompagnait d’une baisse significative du débit sanguin cutané. Autrement dit, moins le sang transporte d’oxygène, moins la perfusion des tissus périphériques est efficace, ce qui peut se traduire par une diminution de la température des mains. La prise en charge repose sur l’identification de la cause de l’anémie : une supplémentation en fer ou en vitamines peut être nécessaire, tout comme le traitement d’une pathologie sous-jacente. Une correction progressive de l’anémie permet généralement d’améliorer la circulation périphérique et de réduire la sensation de froid.

Seul un professionnel de santé peut diagnostiquer une anémie : mieux vaut consulter un médecin avant d'entamer soi-même une supplémentation.

Cause n°5 des mains froides : La maladie artérielle périphérique.

La maladie artérielle périphérique est une affection caractérisée par un rétrécissement des artères, le plus souvent lié à l’athérosclérose, c’est-à-dire à l’accumulation progressive de plaques lipidiques sur la paroi vasculaire. Ce phénomène limite le flux sanguin vers les membres, en particulier les extrémités, ce qui peut se traduire par une sensation de froid persistante au niveau des mains, et plus fréquemment encore des pieds. Cette diminution de la perfusion s’accompagne parfois d’autres symptômes, comme une sensation d’engourdissement, de faiblesse ou de douleur à l’effort, liée à un apport insuffisant en oxygène aux tissus. Le froid peut accentuer ces manifestations en majorant la vasoconstriction déjà présente.

Le risque de développer la maladie artérielle périphérique augmente avec l’âge et en présence de certains facteurs cardiovasculaires, notamment le tabagisme, le diabète, l’hypertension artérielle ou un excès de cholestérol. Des travaux ont montré que la fonction vasculaire est significativement altérée chez les personnes atteintes, traduisant une perte de capacité des vaisseaux à s’adapter aux besoins de l’organisme. La prise en charge repose avant tout sur la réduction des facteurs de risque, avec l’arrêt du tabac, une activité physique régulière et une alimentation adaptée. Des traitements médicamenteux peuvent être prescrits pour améliorer la circulation et prévenir les complications, comme des antiplaquettaires, des hypolipémiants, et, dans les formes avancées, des interventions comme l’angioplastie ou le pontage peuvent être envisagées pour restaurer un flux sanguin suffisant vers les extrémités.

Cause n°6 des mains froides : La neuropathie diabétique.

La neuropathie diabétique est une complication fréquente du diabète, liée à une atteinte progressive des nerfs périphériques sous l’effet d’une hyperglycémie chronique. Elle peut toucher à la fois les nerfs sensitifs, responsables des sensations, et le système nerveux autonome, qui régule notamment la circulation sanguine et la température cutanée. Lorsque ces mécanismes sont altérés, la perception du froid peut être amplifiée ou, au contraire, mal interprétée, tandis que la régulation vasculaire devient moins efficace. Il en résulte une perfusion insuffisante des extrémités et une sensation persistante de mains froides, souvent associée à des picotements, des engourdissements ou une diminution de la sensibilité.

Au-delà de l’inconfort, la neuropathie diabétique constitue une complication importante du diabète, pouvant affecter significativement la qualité de vie et augmenter le risque de lésions cutanées.

Son évaluation repose sur un examen clinique combinant l’analyse des fonctions nerveuses périphériques et autonomes, ces deux atteintes étant fréquemment associées. La prise en charge s’articule autour de plusieurs axes : un contrôle rigoureux de la glycémie pour ralentir la progression des lésions nerveuses, des mesures hygiéno-diététiques, des traitements visant à soulager les douleurs neuropathiques, et des stratégies destinées à améliorer la circulation périphérique. Une gestion adaptée permet non seulement de limiter les symptômes, comme les mains froides, mais aussi de préserver la fonction nerveuse et vasculaire sur le long terme.

Cause n°7 des mains froides : Le tabagisme.

Le tabagisme est un facteur bien établi de perturbation de la circulation sanguine, pouvant contribuer à la sensation de mains froides. La nicotine induit une vasoconstriction immédiate, réduisant le calibre des vaisseaux et limitant l’apport sanguin aux extrémités. À plus long terme, le tabac altère la fonction de l’endothélium, la fine couche de cellules qui tapisse l’intérieur des vaisseaux sanguins, en diminuant notamment la production de monoxyde d’azote, un médiateur clé de la vasodilatation. Cette dysfonction endothéliale empêche les vaisseaux de s’adapter correctement aux besoins de l’organisme, notamment en réponse au froid, ce qui favorise une perfusion insuffisante des mains.

Ces mécanismes ont été objectivés dans une étude menée en 1993, qui a évalué la fonction endothéliale chez 200 adultes en bonne santé. Les chercheurs ont mesuré la dilatation médiée par le flux (FMD) de l’artère brachiale, un indicateur de la capacité des vaisseaux à se dilater en réponse à une augmentation du flux sanguin. Les résultats montrent que les fumeurs présentaient une FMD significativement réduite par rapport aux non-fumeurs, traduisant une altération marquée de la fonction endothéliale. Cette altération était dose-dépendante : plus l’exposition au tabac était importante, plus la FMD diminuait. Les anciens fumeurs montraient une amélioration partielle, suggérant que certaines atteintes vasculaires peuvent être réversibles après l’arrêt du tabac. Fait intéressant, la réponse vasculaire indépendante de l’endothélium restait intacte dans tous les groupes, indiquant que le problème réside principalement dans la régulation endothéliale, et non dans la structure des vaisseaux.

4 ± 3,9%

FMD des fumeurs.

10 ± 3,3%

FMD des non-fumeurs.

5,1 ± 4,1%

FMD des anciens fumeurs.

En pratique, cela signifie que, chez les fumeurs, les vaisseaux sanguins ont plus de difficulté à se dilater pour réchauffer les extrémités après une exposition au froid, ce qui entretient la sensation de mains froides.

Cause n°8 des mains froides : Une vasoconstriction provoquée par certains médicaments.

Certains médicaments peuvent également favoriser la sensation de mains froides en induisant une vasoconstriction périphérique. C’est notamment le cas des bêta-bloquants, utilisés dans l’hypertension ou certaines pathologies cardiaques, de certains traitements de la migraine, comme les dérivés de l’ergot ou les triptans, ou encore des stimulants prescrits dans le cadre du TDAH. Ces substances agissent en modulant le système nerveux ou les récepteurs vasculaires, ce qui peut réduire l’apport sanguin aux extrémités. En cas de mains froides apparues ou accentuées après l’introduction d’un traitement, il peut être utile d’en discuter avec un professionnel de santé afin d’évaluer le lien éventuel et d’adapter la prise en charge si nécessaire.

À retenir : Le plus souvent bénignes, les mains froides peuvent toutefois, lorsqu’elles sont fréquentes ou persistantes, révéler un déséquilibre sous-jacent qu’il est important d’identifier pour adapter la prise en charge.

Sources

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